Un chiot cubain débarque au Québec

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Le Quotidien

CHRONIQUE / Cuba (prononcé Couba) est débarqué au Québec le 25 janvier dernier, dans les bras de Jean-François Delorme et Nathalie Lavoie. Ce petit chiot de village est né à Cuba et risquait, comme plusieurs de ses semblables, de mourir de faim ou d'une quelconque maladie.

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C'est lors d'une semaine tout inclus, dans le coin de Matanzas, à Cuba, que Jean-François Delorme a ramené ce petit chiot au Québec.

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Plusieurs voyageurs tomberont sous le charme de ces chiens souvent mal en point, mais peu arriveront à les sauver sans y perdre beaucoup d'argent. Les procédures échouent souvent quand on considère que le chien a besoin d'être en quarantaine. Surtout s'il y a apparence de gales ou de blessures. «Il faut être préparé. Ça fait un an que je travaille sur ce dossier. Il faut avoir tous les papiers, maîtriser la langue, s'informer aux douanes, au transport aérien, à l'hôtel où l'on séjourne et aux vétérinaires d'ici et de là-bas», explique Jean-François Delorme qui a bien failli ne pas pouvoir ramener son petit chien au bercail, vu sa cage non réglementaire selon la compagnie d'aviation.

Malgré les contraintes et les jours perdus, entre la clinique vétérinaire et les papiers à remplir en bonne et due forme, le couple de voyageurs a pris le temps de se familiariser avec la réalité de Cuba face à la problématique des chiens errants. «Plusieurs chiens finiront empoisonnés ou amenés sur des bateaux pour être jetés au milieu de la mer», confie l'homme qui trouve peut-être l'explication aux nombreux oiseaux charognards qui survolent le ciel cubain.

Cuba vit maintenant à Val-David, dans les Laurentides,... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Cuba vit maintenant à Val-David, dans les Laurentides, entourée de plusieurs chiens, dont Akasha, une femelle berger allemand qui l'a bien acceptée.

Photo courtoisie

«Quand un Cubain a su qu'on cherchait un chiot à sauver, il était si heureux de nous confier un des siens, qu'il n'a pas demandé d'argent en retour. Il nous a même chanté une chanson», se remémore Jean-François. Comme il manque beaucoup d'équipement là-bas, comme des cages pour soigner les animaux, l'homme a l'intention d'envoyer du matériel là-bas. «Un vétérinaire de Cuba souhaite même avoir un suivi du dossier et échanger avec notre vétérinaire au Québec», ajoute le nouveau propriétaire du chiot. Au bout du compte, le couple aura investi environ 300$ pour ramener leur petit chien au Québec.

Ouvrir ses horizons

Installé dans les Laurentides, à Val-David, Jean-François Delorme est un grand explorateur, avant tout passionné par les êtres vivants. Ostéopathe de métier et ayant une formation comme premier répondant, son travail lui permet de soigner des animaux et des humains.

Impliqué dans beaucoup d'organismes venant en aide aux animaux, c'est par soif de défi qu'il a voulu ramener un petit chien de Cuba au Québec. «Je voulais aller à la source et essayer de comprendre la problématique des chiens errants et informer les gens», explique Jean-François qui mijote beaucoup de projets pour aider ce peuple en créant une alliance. Là-bas, il a visité une écurie et donné des remèdes maison pour soulager les chevaux des nombreux parasites.

Même si nous avons clairement un problème ici aussi, d'abandon de chats et de chiens, monsieur Delorme souhaitait ainsi élargir ses contacts et ses connaissances. «Au Mexique aussi, dans la ville de Mexico, la problématique des chiens errants est majeure. Un projet pilote vient d'être mis sur pieds par des bénévoles qui attraperont une cinquantaine de chiens mâles afin de les castrer et les remettre dans leur milieu», conclut Jean-François qui suivra de près le dossier.

Le chiot de Cuba s'adapte bien. Évidemment, vu le changement de température drastique, le gilet de laine est de mise! Picotte assurera un suivi auprès de la petite bête, afin de vous donner des nouvelles de son adaptation dans cette famille des Laurentides.

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