Projet de 20 places

Chicoutimi conservera un quartier cellulaire

Le député de Chicoutimi et président du Conseil... (photo Jeannot Lévesque)

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Le député de Chicoutimi et président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard et son collègue ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron.

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(Chicoutimi) Le député de Chicoutimi et président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, honore son engagement de maintenir à Chicoutimi une capacité correctionnelle après l'ouverture de la prison régionale de Roberval. L'an dernier, au cours de la campagne électorale, il s'était engagé à maintenir un certain nombre de places à Chicoutimi, sans affecter le projet en construction de Roberval.

Vendredi matin, son collègue ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a annoncé avoir confié un mandat à la Société immobilière du Québec (SIQ) pour évaluer la construction d'un quartier cellulaire de 20 places adjacent au Palais de justice de Chicoutimi. Le ministre Bergeron n'a pas voulu précéder les conclusions de la SIQ, mais il évalue sommairement le coût du projet entre 10 et 20 millions$.

Les conclusions de la SIQ devront être arrêtées au printemps.

Le projet favorisé est un agrandissement sur le terrain situé entre le Palais de justice et le boulevard Saguenay. Cet espace est actuellement gazonné et partiellement occupé par une dalle de ciment. La capacité portante du terrain devra être assurée. En désignant un emplacement et un projet, les ministres Bergeron et Bédard ont sauté les étapes préliminaires d'études d'opportunité et accéléré la prise de décision.

Corrections

Lors de l'annonce faite par le précédent gouvernement de centraliser toute la capacité correctionnelle de la région à Roberval, de nombreux intervenants (agents correctionnels, avocats, intervenants sociaux et Saguenay) avaient dénoncé la décision politique de fermer les prisons désuètes de Chicoutimi et Roberval pour un nouveau centre unique. La décision était d'autant plus inattendue qu'un consensus régional avait été établi unanimement en faveur du remplacement des deux prisons désuètes par deux établissements.

Les avocats se plaignaient de ne plus pouvoir avoir aussi facilement accès aux prévenus du Saguenay qui allaient devoir voyager soir et matin entre Roberval et le Palais de justice de Chicoutimi, dont le district judiciaire est le plus populeux. La prison de fin de semaine des Saguenéens allait devoir se purger à Roberval et les familles se transporter pour rencontrer les accusés et détenus. Un quartier cellulaire à Chicoutimi vient corriger de nombreux inconvénients.

Le projet n'aura «aucun impact» sur celui du centre de détention de Roberval, promet le ministre Bergeron qui a précisé que la construction jeannoise en cours respecte à la fois l'échéancier et le budget projeté. Au final, la capacité carcérale régionale sera augmentée et le transport projeté initialement entre les deux villes en sera réduit. Accessoirement, de moins en moins de prévenus et détenus seront déplacés à Québec et sur la Côte-Nord, comme c'est le cas actuellement quand leur nombre excède la capacité des établissements.

Engagement

«Je suis content de maintenir mon engagement. J'ai toujours été mesuré dans mes promesses et j'y ai toujours cru malgré la décision du Parti libéral. C'était une mauvaise décision qui divisait la région malgré un consensus. Elle n'avait aucun sens», a déclaré Stéphane Bédard, précisant qu'il a fallu une élection et un changement de gouvernement pour que Chicoutimi puisse maintenir une capacité carcérale convenable. «Sans élection, il n'y aurait pas eu de décision pour corriger la situation», a commenté le ministre régional. Il a insisté sur le caractère public et consensuel de sa démarche avec les personnes concernées. «Rien n'a été fait en cachette.»

Il avait aussi rassuré le maire de Roberval avant de prendre son engagement, afin d'éviter la division. «L'objectif n'était pas de défaire Roberval.»

Harmonie

Le ministre de la Sécurité publique a déclaré qu'il n'est pas question, non plus, de précipiter la fermeture de la prison de Chicoutimi, déclarée désuète depuis 1988. «Nous voulons une transition harmonieuse et nous avons commencé à rencontrer les ressources humaines pour regarder comment ça se fera. Il n'est pas question de fermer la prison de Chicoutimi avant l'ouverture progressive (en 2014) de celle de Roberval», a ajouté le ministre lors de son passage. Du personnel sera nécessaire pour assurer la sécurité des prévenus en semaine et celle de ceux qui purgent des sentences discontinues la fin de semaine.

Au final, le projet de Chicoutimi permettra d'accommoder les professionnels, de réduire les déplacements à l'intérieur et à l'extérieur de la région, et d'augmenter la capacité carcérale de la région. Plus de personnel en fin de course sera nécessaire, estime le ministre Bergeron.

Élections

Le ministre Stéphane Bédard, aussi président du Conseil du Trésor, a réservé une enveloppe budgétaire pour réaliser le projet, une exigence qu'il s'impose comme il l'exige de tous les ministères.

Questionné à savoir si le projet de Chicoutimi est coulé dans le béton, le ministre Bédard a répondu: «On n'est jamais à l'abri du Parti libéral. Il n'y a jamais rien de coulé dans le béton avec un nouveau gouvernement, mais si cette décision était changée, ce gouvernement devrait s'en expliquer à la population.»

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