Procès de Jean-Philippe Blanchette: la victime ne méritait pas ça

Jean-Philippe Blanchette, accusé de conduite avec les facultés... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jean-Philippe Blanchette, accusé de conduite avec les facultés affaiblies, conduite avec un taux plus élevé que la limite et de conduite dangereuse causant la mort de sa conjointe Kathleen Haché-Binette.

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« Mon nom on s'en crisse, c'est pas important. Ma blonde est morte. J'ai consommé de l'alcool et je vais passer la balloune. Je m'en câlisse. Elle ne méritait pas ça d'aller dans le trou qui avait là. »

Jean-Philippe Blanchette, accusé de conduite avec les facultés affaiblies, conduite avec un taux plus élevé que la limite et de conduite dangereuse causant la mort de sa conjointe Kathleen Haché-Binette, le soir du 15 août 2014 dans un ravin de la rue Jobin, à Chicoutimi, y est allé de ces commentaires auprès de Pierre Champagne, un témoin de l'événement.

Le témoin a voulu connaître son identité, mais Blanchette a estimé qu'il y avait plus important que cet aspect.

M. Champagne se trouvait au domicile de sa soeur lorsque l'accusé a frappé à la porte pour demander de l'aide, disant qu'il avait eu un accident avec son Jeep et que sa blonde était possiblement morte.

« Il était environ 21 h 30 lorsqu'il a frappé à la porte. Il a dit qu'il venait de capoter avec son 4X4. Il était nerveux et en état de choc. Il a demandé d'appeler le 911 », a répondu le témoin aux questions des avocats Jean-Sébastien Lebel (Couronne) et Luc Tourangeau (défense).

« Il a dit qu'il voulait s'enligner dans un chemin où ça passait avant, mais ce n'était plus le cas. Je suis resté avec lui jusqu'à l'arrivée des policiers », a noté le témoin, qui n'a pas remarqué de démarche chancelante de la part de Blanchette.

Admissions

D'autre part, les parties ont fait certaines admissions, comme le fait que Jean-Philippe Blanchette était bel et bien au volant du Jeep Wrangler et qu'il avait consommé de l'alcool.

Il est aussi admis que l'état mécanique du véhicule n'est pas en cause. Il sera aussi démontré quelle pièce du camion a causé les blessures à la tête de la victime.

Les parties n'auront pas à prouver les qualités d'experts de la toxicologue Geneviève Huppé, de l'urgentologue Marlène Landry et du reconstitutionniste Pierre Girard.

Directives

Avant d'entendre le premier témoin et l'exposé de Me Lebel, qui entend faire déclarer l'accusé coupable de tous les chefs d'accusation, le juge Denis Jacques y est allé de certaines directives, tout en précisant que les 12 jurés sont les juges des faits, alors que lui demeure le juge du droit.

Il a rappelé l'importance de ne pas discuter de la cause sauf en salle de délibération, de ne pas aller sur les réseaux sociaux et d'éviter de lire ou d'écouter les reportages médiatiques sur cette affaire.

À lire mercredi dans Le Quotidien.




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