La SQ neutralise 50 détonateurs

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Un technicien de la Sûreté du Québec a mis un habit antibombe et a déplacé le sac afin qu'il soit localisé dans une zone sans risque.

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L'Almatois Guillaume Boutin devait simplement faire le ménage de son vide sanitaire. Il ne pensait pas que cette petite journée tranquille se terminerait par le déploiement des artificiers de la Sûreté du Québec, venus de la capitale pour rendre inoffensifs la cinquantaine de détonateurs trouvés par M. Boutin.

Dimanche soir, Guillaume Boutin a ramassé à l'aide d'un râteau les détonateurs qu'il venait de trouver et les a mis dans un sac. « La meilleure chose est de ne pas les déplacer et d'appeler immédiatement la police. La statique, un téléphone cellulaire ou un radio peuvent créer une explosion avec ces détonateurs. Ça ne prend vraiment pas grand-chose », a expliqué le technicien en explosifs Pierre Nadeau, lundi, à l'endroit où les détonateurs ont été trouvés, dans un champ situé derrière Sports DRC.

C'est que M. Boutin a décidé d'apporter les détonateurs à son lieu de travail. Il les a placés sur le siège arrière de sa voiture. « Je ne me suis pas rendu compte que c'était dangereux. J'ai tout mis ça dans un sac et ma première idée était d'aller porter ça au poste de police. Par chance que je n'ai pas fait ça. Ils auraient pensé que j'étais un terroriste ! Finalement, j'ai appelé la police à partir de mon travail et ils sont venus. Ils ont mis le sac dans le champ, pour la sécurité. Pour une journée de ménage, ça donne pas pire d'émotions ! », a raconté celui qui a également trouvé un chèque daté de 1963 en vidant sa cave.

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L'Almatois a trouvé les engins explosifs dans son vide sanitaire en faisant du ménage.

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Dimanche soir, Guillaume Boutin a ramassé à l'aide d'un râteau les détonateurs qu'il venait de trouver et les a mis dans un sac.

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Les techniciens en explosifs de la SQ sont arrivés vers 12 h 30. Ils ont d'abord analysé la scène. L'un des deux techniciens a ensuite mis un habit antibombe et a déplacé le sac afin qu'il soit localisé dans une zone sans risque. Il a ensuite placé une charge explosive dite saine sur les détonateurs. Il a également placé un pneu par-dessus le matériel, pour que les débris restent le plus possible près du point d'explosion.

Il s'est éloigné de l'endroit et, lorsqu'il a eu le signal, a procédé à l'explosion du matériel à l'aide d'une manette. Un énorme bruit a alors été entendu à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Les voisins avaient d'ailleurs été avertis qu'une explosion aurait lieu.

Les policiers ont pu quitter les lieux vers 14 h 15, non sans avoir vérifié que tous les détonateurs avaient bel et bien explosé.

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Les techniciens en explosifs de la SQ sont arrivés vers 12 h 30.

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Un technicien, vêtu d'un habit antibombe, a déplacé le sac afin qu'il soit localisé dans une zone sans risque.

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Les explosifs moins contrôlés dans les années 70

Le type de détonateur trouvé par Guillaume Boutin était en vente libre dans les années 1970, explique le technicien en explosifs Pierre Nadeau, de la Sûreté du Québec. « Ça ne le rend pas moins dangereux. À l'époque, il était neuf. Là, il est vieux et comme c'est en cuivre, ça corrode et ça devient très dangereux. Ça vieillit très mal. »

Quiconque trouve des explosifs doit appeler les forces policières. « On va les chercher sur les lieux. Il ne faut pas se promener avec. Et même si c'est vous qui les avez achetés, il n'y a pas d'infraction pour cela. C'était en vente libre. Ça prend la bonne méthode pour s'en départir, et la bonne méthode, c'est de nous appeler. »

M. Nadeau a demandé à M. Boutin s'il a vu des bâtons quelque part dans son vide sanitaire. « Les gens les plaçaient loin des enfants, sur des poutres ou dans le vide sanitaire, par exemple. Ils plaçaient souvent les détonateurs d'un côté et les bâtons à l'autre extrémité. Ils se servaient de ça pour faire exploser une roche sur le terrain, par exemple, à la place des pelles mécaniques. Les explosifs étaient beaucoup moins contrôlés. »

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L'habit antibombe porté par l'agent pèse plus de 100 lb.

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En bref

L'aéroport d'Alma a été avisé, afin qu'aucun avion ne circule dans la zone lorsque l'explosion s'est produite.

Le technicien en explosifs de la Sûreté du Québec, Pierre Nadeau, explique qu'une balle de carabine a une vitesse de détonation de 2000 pieds par seconde. Les détonateurs trouvés par Guillaume Boutin vont à 25 000 pieds par seconde.

L'habit antibombe porté par l'agent pèse plus de 100 lb.

Si les détonateurs avaient explosé dans la voiture lors du transport, ils auraient pu causer d'importantes blessures au conducteur, mais auraient surtout eu des conséquences très graves sur son ouïe. Normalement, les projectiles n'auraient pas atteint d'autres automobiles.




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