Le jury formé au procès de Jean-Philippe Blanchette

Jean-Philippe Blanchette fait face à des accusations de... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jean-Philippe Blanchette fait face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, de conduite avec une alcoolémie dépassant 80 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang causant la mort et de négligence criminelle causant la mort.

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Sept hommes et cinq femmes âgés de 48 à 63 ans agiront comme jurés au procès de Jean-Philippe Blanchette.

L'homme de 36 ans de Chicoutimi fait face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, de conduite avec une alcoolémie dépassant 80 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang causant la mort et de négligence criminelle causant la mort. Le Code criminel canadien prévoit que la peine maximale qui peut être appliquée est la détention à perpétuité pour chacun des chefs d'accusation. 

Le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure du Québec, a rencontré et discuté avec 48 candidats avant que les avocats Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et Me Luc Tourangeau, qui représentent les intérêts de Blanchette, ne déterminent les candidats qui pouvaient être sélectionnés.

Il faut se souvenir que l'accusé se trouvait au volant de son Jeep le soir du 15 août 2014 lorsqu'il se serait aventuré dans un secteur accidenté (hors route) au bout de la rue Jobin, à Chicoutimi, pour y essayer son bolide.

Le conducteur aurait perdu le contrôle du véhicule et celui-ci aurait capoté jusqu'au fond du ravin, causant la mort de la conjointe de Blanchette, Katherine Haché-Binette, une femme de 27 ans.

Jurés 

Le procès devant jury est prévu pour deux à trois semaines. Me Jean-Sébastien Lebel a mentionné qu'il aurait 12 témoins à faire entendre, dont sept policiers, deux témoins civils, une urgentologue, une spécialiste du laboratoire médico-légal et un reconstitutionniste en scène d'accident.

Lundi matin, le troisième étage de l'édifice judiciaire de la rue Racine, à Chicoutimi, était rempli d'environ 150 candidats potentiels pour former le jury.

Dès le premier appel, l'homme de 48 ans, un représentant, a été choisi par les avocats. La neuvième candidate appelée, une femme de 52 ans qui oeuvre dans un service de la perception, a été sélectionnée comme deuxième jurée. Un homme de 62 ans, chauffeur d'autobus, a été retenu comme troisième juré, alors qu'une dame de 49 ans, technicienne de laboratoire, a obtenu sa place par la suite. Le cinquième candidat est un homme de 54 ans technicien de métier.

En après-midi, un homme de 51 ans, opérateur de machinerie, a aussi été choisi par les parties, alors qu'un chauffeur de camion de 63 ans agira comme septième juré. 

Un technicien-arpenteur de 52 ans a été sélectionné au poste de juré numéro 8.

Après trois choix masculins consécutifs, trois femmes ont fait leur entrée au sein du jury. Une gardienne d'enfants de 60 ans, une conseillère financière de 58 ans et une caissière de 60 ans ont été retenues par les avocats. 

Finalement, un homme d'entretien de 57 ans est venu compléter le jury.

Les premiers témoins du ministère public devraient être entendus mardi matin, après que le magistrat se soit adressé aux jurés.

Les candidats jurés ont défilé devant le juge... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Les candidats jurés ont défilé devant le juge Denis Jacques.

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En bref

• C'est assez rare d'être appelé comme candidat juré, mais être appelé dès le départ pour être vérificateur (vérifier si un candidat est admissible) et l'être ensuite comme candidat, c'est encore plus rare. C'est arrivé à deux dames, dont l'une a été retenue comme jurée...

• Les deux procureurs au dossier se sont prévalus à 10 reprises (sur une possibilité de 12) d'utiliser la cause péremptoire (refuser un candidat sans raison)...

• Les vérificateurs ont été appelés à se prononcer à six occasions sur la sélection d'un candidat. Ils se sont montrés insatisfaits à cinq reprises et satisfaits à une occasion. Une fois, les deux vérificateurs n'ont pas été en mesure de s'entendre et le juge a fait venir deux autres personnes pour qu'elles se prononcent...




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