Un vol sur sa «bucket list»

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Les deux femmes ont volé des vêtements et des accessoires de mode d'une valeur de 1519 $.

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Deux amies de Dolbeau-Mistassini ont réalisé un des projets de leur liste de rêves « bucket list ». Mais elles auraient pu payer très cher leur idée de commettre un vol de 1500 $ dans un commerce de Québec. Elles obtiennent une absolution conditionnelle et devront effectuer 100 heures de travaux communautaires. Elles évitent l'émission d'un casier judiciaire, ce qui leur aurait fait perdre leur boulot respectif.

Les deux femmes, âgées d'une trentaine et d'une quarantaine d'années, ont vécu une expérience particulière, le 25 février 2017. Elles décident d'aller passer une fin de semaine dans la capitale québécoise. Elles réservent une chambre d'hôtel et ont l'intention de se payer du bon temps.

Les clientes (dont nous taisons les noms en raison de l'absolution) de Me Jean-François Têtu se rendent à Place Laurier et visitent le magasin Simons. 

En entrant, la plus jeune des accusées dit à son amie qu'elle aurait le goût de réaliser un des éléments sur sa « bucket list » avant de mourir. Et c'est de commettre un vol.

Les deux femmes se séparent à l'entrée du commerce et prennent, chacune de leur côté, des vêtements et des accessoires de mode d'une valeur de 1519 $.

Sans surprise, elles sont repérées par les agents de sécurité. Elles sont appréhendées et les policiers de Québec sont appelés pour enregistrer la plainte.

Me Jean-François Têtu... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Me Jean-François Têtu

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

« Il s'agit d'une aventure commune. L'une des accusées avait mis cet item du vol sur sa "bucket list". Lorsqu'elles ont été arrêtées, elles n'ont pas semblé prendre la chose au sérieux et ont demandé aux policiers de leur donner une chance », a résumé Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Me Lebel a aussi tenté de savoir si c'était vraiment le premier vol des deux femmes ou si elles l'avaient fait auparavant, mais sans se faire prendre. Elles ont confirmé n'avoir jamais commis de vols par le passé et que c'était la première et la dernière fois que ça leur arrivait.

« Le vol n'a pas été planifié durant le trajet vers Québec. Je ne sais pas ce qui m'a pris de proposer ça en entrant chez Simons. Lorsque je suis arrivée sur place, je me suis dit "bof", pourquoi pas ? C'était une idée folle », de dire une des femmes au juge Richard P. Daoust.

Le procureur de la Couronne a demandé aux accusées la raison de transférer leur dossier judiciaire dans le district de Chicoutimi plutôt que celui de Roberval, situé plus près de leur domicile. 

La réponse a été claire et honnête.

« Nous avons vraiment honte de ce que nous avons fait et nous ne voulons pas que cette histoire s'ébruite dans notre secteur. On perdrait nos emplois si nous nous retrouvions avec un casier judiciaire. Nous regrettons notre geste et vous pouvez être certain que nous ne reviendrons pas. Nous avons eu notre leçon. C'est très grave ce que nous avons fait », a répondu l'une des accusées.

Le magistrat de la Cour du Québec a accepté la suggestion de Me Têtu d'accorder des absolutions conditionnelles aux deux accusées.

« Je crois qu'un public bien informé comprendrait qu'une absolution conditionnelle soit accordée. Je pense d'ailleurs que le processus judiciaire a eu un effet sur vous deux », a conclu le juge, qui impose tout de même 100 heures de travaux communautaires aux accusées et une probation de 12 mois.




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