«Une probation, c'est pour la vie»

En 2016, Dassylva se rend à la Ressourcerie... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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En 2016, Dassylva se rend à la Ressourcerie de Jonquière et pénètre sur les terrains de l'organisation municipale par un espace (un trou) dans une clôture.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Même s'il croyait qu'il n'y avait rien de mal à vouloir prendre des objets abandonnés à la ressourcerie, Steeve Dassylva promet qu'il n'y retournera pas. Il n'a pas l'intention de revenir en cour, estimant que sa probation de garder la paix, autant pour lui que pour les autres, c'est pour la vie.

L'individu de 46 ans devra effectuer 70 heures de travaux communautaires, au cours des 12 prochains mois, après avoir plaidé coupable à une accusation de tentative de vol.

Dassylva, dont les intérêts sont défendus par Me Charles Cantin, devait subir son procès, lundi, au Palais de justice de Chicoutimi, devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec. 

Mais les parties ont plutôt convenu de modifier l'acte d'accusation initial (introduction par effraction) pour une tentative de vol et de proposer une suggestion commune.

En 2016, Dassylva se rend à la Ressourcerie de Jonquière et pénètre sur les terrains de l'organisation municipale par un espace (un trou) dans une clôture. Il fait le tour des conteneurs et ne trouve aucun objet qui pourrait retenir son attention.

Son passage sur les terrains est tout de même enregistré par les caméras de surveillance. Ce n'est qu'au moment où Dassylva va porter des objets à la ressourcerie, plusieurs semaines plus tard, qu'un employé l'a reconnu et a porté la plainte à la Sécurité publique de Saguenay.

Le juge Daoust a imposé la peine de travaux communautaires et espère qu'il ne reverra pas l'individu au tribunal.

Avant de rendre officiellement la sentence, le magistrat s'est informé auprès de l'accusé s'il avait quelque chose à dire.

« Avoir su que ça m'amènerait jusqu'ici, je n'aurais jamais été là. Je ne croyais pas que c'était considéré comme un vol étant donné que ce sont des choses dont les gens se débarrassent. Moi-même, je suis déjà allé porter des objets à la ressourcerie et l'employé à l'entrée n'en revenait pas que j'étais pour jeter un appareil. »

« Il m'a dit de la laisser à côté du conteneur qu'il était pour en prendre possession plus tard. Je pensais que je pouvais faire de même. La prochaine fois, je m'informerai si je peux prendre des choses ou je me tiendrai avant l'entrée et je demanderai aux gens ce qu'ils ont à jeter », a lancé l'homme, mi-blagueur, mi-sérieux.

Avant qu'il ne quitte la salle d'audience, Dassylva a entendu le juge lui dire qu'il était sous probation pour une période de 18 mois et qu'il devait garder la paix et avoir une bonne conduite.

« En ce qui me concerne, une probation, c'est pour la vie. Si tu ne gardes pas la paix, tu vas venir au palais de justice. Donc, je vais me tenir tranquille », conclut l'accusé, qui a déjà fait deux séjours au pénitencier (30 mois) pour des introductions par effraction.

Travaux

Dans un autre ordre d'idée, Gabriel Leblanc, l'homme qui avait menacé son père avec des couteaux, a plaidé coupable à des voies de fait et à un bris d'engagement. Il écope de 150 heures de travaux communautaires. L'individu a été en mesure de quitter la prison de Roberval au terme d'un séjour derrière les barreaux d'environ sept jours. Il avait échoué la semaine dernière dans sa tentative d'être remis en liberté. Le juge disait avoir perdu confiance en l'accusé.

Aujourd'hui, Leblanc avait laissé entendre la semaine dernière qu'il voulait retourner dans la région de Montréal afin d'y reprendre ses études et pour aller vivre chez l'un de ses amis.




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