Garder la paix... à 81 ans

Le voisin a pris sa pelle à neige... (Photo 123RF)

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Le voisin a pris sa pelle à neige et a lancé le contenu au visage de l'accusé.

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Une chicane de voisins entre un homme de 40 ans et un autre de 81 ans s'est terminée par un mandat de paix (810) et une obligation pour... l'octogénaire de garder la paix et de ne pas importuner sa victime de 40 ans pour une période de 12 mois.

L'événement remonte au mois de décembre 2016. L'homme de 81 ans s'affaire à déblayer son entrée avec une souffleuse à neige. En raison des vents, les flocons se retrouvent sur la voiture du voisin.

Le voisin, exaspéré face à cette situation, prend sa pelle à neige, ramasse une partie de ce manteau de neige et lance le contenu au visage de l'accusé. 

Ce dernier ne fait ni une ni deux et met sa main à la gorge du voisin de 40 ans pour lui signifier qu'il n'apprécie pas et qu'il ne doit pas recommencer. La victime de cette prise porte plainte à la Sécurité publique de Saguenay.

L'octogénaire est rencontré par les agents et il signe une promesse de ne pas importuner la victime.

Mais le 1er janvier, l'accusé croise l'individu dans le corridor de l'immeuble à logements qu'ils occupent et lui souhaite tout simplement une bonne année. 

Sachant qu'il a signé une promesse de ne pas l'importuner, l'homme dépose une nouvelle plainte contre le vieil homme, qui se retrouve avec une deuxième accusation sur les bras.

Le procès de l'homme au petit gabarit devait se tenir mercredi au Palais de justice de Chicoutimi, mais Me Karen Inkel, de la Couronne et Me Julien Boulianne, de la défense, sont parvenus à s'entendre, après avoir discuté avec la victime et l'accusé, afin de régler l'affaire par un mandat de paix.

Avant d'accepter la proposition, le juge Michel Boudreault a voulu s'assurer que l'accusé, qui possède tout de même encore un pas alerte malgré son âge, comprenait bien l'enjeu.

« Est-ce que la victime avait raison de craindre pour sa sécurité ce soir-là ? », a demandé le magistrat.

La réponse a été rapide et claire.

« Je ne pense pas. C'est lui qui avait une pelle à la main, pas moi », a mentionné l'accusé.

Voyant qu'il ne voulait pas reconnaître que la victime ait pu avoir eu peur, le juge a reposé la question, en laissant voir qu'un procès allait se dérouler si l'accusé ne reconnaissait pas ce fait.

À la deuxième occasion, l'octogénaire a laissé voir qu'il était possible que l'homme ait pu avoir un peu peur. Le mandat de paix a été accordé.

Avec cette décision, l'homme n'aura pas à supporter un casier judiciaire, lui qui n'a jamais eu quoi que ce soit à voir avec la justice au fil des 80 premières années de sa vie.

Interdiction

Dans un autre ordre d'idées, un individu a écopé de 30 jours de prison pour avoir conduit pendant une interdiction.

Alain Cartier a été arrêté le 19 août dans le secteur de La Baie, alors qu'il circulait à une vitesse de 84 kilomètres à l'heure dans une zone de 50 km/h.

Au moment d'effectuer les vérifications d'usage, les policiers ont eu l'information qu'il ne pouvait conduire à moins que son véhicule ne soit muni d'un appareil éthylométrique, ce qui n'était pas le cas. 

En fait, la voiture utilisée n'était pas munie de cette machine.

Le client de Me Jean-François Têtu a vu le juge Michel Boudreault lui imposer une sentence de 30 jours de détention, à laquelle il a retranché quatre jours de détention préventive. Il lui ajoute aussi une interdiction de conduire supplémentaire de 12 mois.




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