La gardienne formellement accusée

Stéphanie Frenette a officiellement été accusée de voies... (Photo courtoisie)

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Stéphanie Frenette a officiellement été accusée de voies de fait graves sur un bambin pour un événement survenu à sa garderie en milieu familial en février 2017 à Chicoutimi.

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La propriétaire d'une garderie en milieu familial de la rue Bégin à Chicoutimi, Stéphanie Frenette, est officiellement accusée de voies de fait graves sur un enfant de moins de deux ans pour des événements survenus en février 2017.

Me Julien Boulianne, avocat en défense, a immédiatement enregistré un plaidoyer de non-culpabilité, a demandé la tenue rapide d'une enquête préliminaire et a annoncé qu'il voulait que sa cliente, qui était absente du tribunal, puisse avoir droit à un procès devant un juge et un jury.

Me Karen Inkel, de la Couronne, a officialisé la démarche entreprise en juin dernier et a déposé officiellement l'acte d'accusation. Le Code criminel canadien prévoit une peine maximale de 14 années d'emprisonnement pour des voies de fait graves.

Les événements reprochés remontent au 20 février 2017. Au moment où les parents du bambin de 23 mois (à l'époque) viennent chercher leur enfant, ils s'aperçoivent que quelque chose ne va pas. L'enfant est conduit immédiatement à l'hôpital de Chicoutimi.

Les premiers constats démontraient que les symptômes observés pouvaient s'apparenter à ceux du bébé secoué.

Lors du diagnostic médical, les spécialistes ont confirmé un traumatisme crânien, qui devrait laisser des séquelles permanentes.

Une enquête policière a été entreprise par la Sécurité publique de Saguenay.

Mme Frenette avait été rencontrée à sa garderie par les enquêteurs.

De plus, des expertises et des perquisitions avaient été menées dans les jours et les semaines qui ont suivi l'événement.

Si le dossier a mis un certain temps avant d'en arriver aux accusations, c'est que les enquêteurs de la SPS devaient aussi analyser la possibilité que le bambin soit atteint d'une maladie grave, qui aurait pu ressembler au syndrome du bébé secoué.

Mardi matin, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a prononcé une ordonnance interdisant la publication de l'identité de la victime dans cette affaire.

« Nous voulons une date d'enquête préliminaire. Pour la dame (34 ans), ça fait un bout qu'on lui dit de garder le silence. On sait qu'il y a des choses qui vont ressortir de ce dossier. Nous voulons que ça avance rondement. »

« On pourrait se contenter de vouloir soulever un doute, mais dans ce cas-ci, nous voulons démontrer l'innocence de notre cliente puisque depuis le départ, plusieurs la considèrent coupable. Nous allons démontrer qu'il y a des choses qui méritent d'être portées aux yeux du public et surtout de la Cour dans le cadre d'un procès. Elle nie catégoriquement son implication et nous allons le démontrer au procès », a conclu Me Boulianne.

Le jeune enfant et ses parents ont assisté au déroulement de la procédure judiciaire.




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