Opération NARD: les accusés défileront à Alma

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Les 18 accusés de l'opération NARD, qui visait le trafic de stupéfiants au Lac-Saint-Jean, sont convoqués au Palais de justice d'Alma les 30 et 31 août pour la conférence de gestion de leur procès.

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Les 18 accusés de l'opération NARD, qui visait le trafic de stupéfiants au Lac-Saint-Jean, sont convoqués au Palais de justice d'Alma les 30 et 31 août pour la conférence de gestion de leur procès, même si la Couronne préférait que les procédures se déroulent au Palais de justice de Chicoutimi pour des questions de sécurité.

Cinq accusés sont toujours détenus. Les individus font face à des accusations de gangstérisme, de trafic de stupéfiants et de complot pour trafic. La conférence sera présidée par le juge Serge Francoeur de la Cour supérieure du Québec. 

Ce tribunal a été saisi par un acte d'accusation privilégié du Directeur des poursuites criminelles et pénales en mars 2017, ce qui fait que les démarches entreprises auparavant à la Cour du Québec sont à refaire.

Après une demande de la Couronne en février dernier, le juge Michel Boudreault de la Cour du Québec avait tranché que les procédures devraient avoir lieu à Chicoutimi, le district judiciaire voisin, même si les audiences se tiennent normalement dans le district où les accusés ont été arrêtés. La responsable régionale des agents correctionnels, Nathalie Murdock, avait fait valoir que seulement deux des détenus pourraient être dans l'espace clos réservé aux accusés à Alma et que les autres devraient être placés près du public.

« Il n'y a pas eu de rénovations au Palais de justice d'Alma depuis. Celui de Chicoutimi possède les installations les plus adaptées dans la région pour les mégaprocès. Ce n'est pas parce que la conférence de gestion se tient à Alma que le procès se déroulera nécessairement là, mais la décision finale revient au tribunal. Les mesures pour assurer la sécurité du public sont prises en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique », explique le porte-parole du ministère de la Justice, Paul-Jean Charest.

Un des avocats de la défense, Me Francis Boucher, croit que le lieu du procès pourrait être un enjeu lors de la conférence de gestion. « On n'en a pas reparlé avec la Couronne. Il y a eu une enquête de remise en liberté récemment et les quatre accusés étaient là en même temps, il n'y a pas eu de problème. S'il y a encore une demande pour changer de district judiciaire, c'est sûr qu'on va s'opposer. Nos clients ont le droit d'être jugés où ils habitent. »

Parmi les accusés, Éric et Marc-André Lemieux, Guillaume Lajoie, Dany Tremblay et Jonathan Champagne sont toujours emprisonnés. David Munger-Desbiens et Simon-Carl Boudreault ont été libérés il y a quelques semaines.

Me Francis Boucher estime que ces accusés ne sont pas des cas assez graves pour justifier le transfert de leur dossier à Chicoutimi. « Oui, il y en a qui ont été liés à l'émeute à la prison de Roberval et qui se sont battus, mais ce ne sont pas des gars très violents. Il y a de l'espace amplement au Palais de justice d'Alma. Si ce n'est pas conforme, c'est au ministère de faire des ajustements. Sinon, aussi bien avoir seulement un palais de justice régional à Chicoutimi. »

Des réaménagements à Alma pourraient coûter moins cher que les déplacements jusqu'à Saguenay, selon l'avocat. Quatre autres procureurs de la défense sont impliqués. Le procès devant juge et jury pourrait avoir lieu seulement en janvier 2018.




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