Demande refusée pour un récidiviste

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Martin Tapin-Dubois, un homme bien connu des tribunaux, ne pourra se rendre en thérapie fermée pour la poursuite des procédures.

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Pascal Girard
Le Quotidien

Martin Tapin-Dubois, un homme bien connu des tribunaux, ne pourra se rendre en thérapie fermée pour la poursuite des procédures.

C'est ce qu'a décidé le juge de la Cour du Québec, Pierre Lortie, mercredi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi.

Sous le coup de deux interdictions de conduire, une de dix ans et l'autre de 20 ans, il a été intercepté au volant de la voiture de sa mère le 23 juillet dernier à Saguenay. Il circulait à 93 km/h dans une zone de 50.

L'homme de 48 ans, qui s'est présenté à la cour comme étant simplement Martin Dubois, était aussi en attente dans deux dossiers dans les districts de Montréal et Longueuil, notamment pour conduite avec les facultés affaiblies et fabrication de carte d'identité.

Son avocat, Me Charles Cantin, proposait qu'il se soumette à une thérapie fermée de trois mois au Centre Caroline Roy, près de Lac-Mégantic. La procureure de la Couronne, Me Mélanie Paré, s'y est opposée vu le lourd passé judiciaire de Tapin-Dubois. Elle a notamment relevé 25 bris d'engagement, dont cinq sur des interdictions de conduire.

Durant son témoignage, Martin Tapin-Dubois a tenté de prouver sa bonne foi en disant qu'il faisait des efforts pour refaire sa vie, lui qui travaille dans la construction depuis deux ans. « Ça faisait deux ans que j'étais tranquille, j'avais pas commis de crime comme avant. J'ai déménagé à Montréal pour me sortir d'ici. J'ai perdu mon petit frère mort d'une overdose en 2014 et mon autre frère reste avec moi. Ma mère est venue nous trouver à Montréal. J'ai changé mon mode de vie et mon entourage », a-t-il plaidé lors de son témoignage, reconnaissant que depuis 2000 il avait passé plus de jours en prison qu'en liberté.

Visiblement, il n'a pas ému le juge Lortie qui a refusé sa demande. « Manifestement, il a une propension à ne pas respecter les ordonnances de la cour », a indiqué le juge.

Sa cause se poursuivra le 29 août et il demeurera donc incarcéré d'ici là.




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