Meurtre de son bébé naissant

Les jurés bientôt convoqués au procès de Marie-Pier Normand-Lejeune

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Marie-Pier Normand-Lejeune  est accusée du meurtre au second degré de son nouveau-né qui a été retrouvé dans une poubelle en février 2015 à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Courtoisie

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Les avis de convocation des candidats jurés seront envoyés dans les prochains jours dans le district judiciaire d'Alma en vue du procès le 5 septembre de Marie-Pier Normand-Lejeune, accusée du meurtre au second degré de son nouveau-né qui a été retrouvé dans une poubelle en février 2015 à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

Les avocats de  Marie-Pier Normand-Lejeune, Me Marie-Ève St-Cyr... (Le Progrès, Gimmy Desbiens) - image 1.0

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Les avocats de  Marie-Pier Normand-Lejeune, Me Marie-Ève St-Cyr et Me Xavier Jean-Gagnon, participaient à une conférence préparatoire vendredi matin à Alma en vue du procès le 5 septembre.

Le Progrès, Gimmy Desbiens

Une douzaine de personnes seront sélectionnées par la défense et la Couronne le 7 septembre, après que des points de droit aient été débattus hors jury. Les procureurs et la juge Manon Lavoie de la Cour supérieure se sont entendus durant une conférence préparatoire au Palais de justice d'Alma, vendredi matin. Celle-ci s'est déroulée sous une ordonnance de non-publication, ce qui empêche de diffuser les détails discutés. Exceptionnellement, la juge de Québec et l'accusée y ont participé par visioconférence. Cette dernière est détenue à l'Établissement Leclerc, à Laval.

Marie-Pier Normand-Lejeune fait aussi face à des accusations d'outrage à un cadavre et de suppression de part, soit d'avoir fait disparaître le cadavre d'un enfant dans l'intention de le cacher. Celle qui a été déclarée apte à subir son procès s'expose à une peine d'emprisonnement à perpétuité.

Ses avocats Me Marie-Ève St-Cyr et Me Xavier Jean-Gagnon du service d'aide juridique espèrent toujours pouvoir changer le chef de meurtre non prémédité pour un infanticide, qui prévoit une peine maximale de cinq ans en pénitencier. Un règlement avec la Couronne, représentée par Me Nicole Ouellet, pourrait alors avoir lieu étant donné que Marie-Pier Normand-Lejeune est en détention depuis son arrestation il y a deux ans et demi.

«Une personne du sexe féminin commet un infanticide lorsque, par un acte ou une omission volontaire, elle cause la mort de son enfant nouveau-né, si au moment de l'acte ou de l'omission elle n'est pas complètement remise d'avoir donné naissance à l'enfant et si, de ce fait ou par suite de la lactation consécutive à la naissance de l'enfant, son esprit est alors déséquilibré», peut-on lire à l'article 233 du Code criminel.

Il est alors nécessaire de prouver que l'esprit de l'accusée était «déséquilibré» au moment des faits, et de faire le lien entre la mort du bébé et les actions ou la négligence de la mère.

«Notre cliente se porte bien dans la mesure où l'on peut bien aller en prison, avec une accusation de meurtre et un procès qui arrive dans un mois», indique Me St-Cyr. Les procureurs préfèrent limiter leurs commentaires avant le début du procès.

Marie-Pier Normand-Lejeune avait 22 ans le 20 février 2015, lorsqu'elle a accouché à sa résidence. Elle aurait placé le corps du nouveau-né dans un sac de plastique et demandé à son conjoint de le porter aux poubelles. En janvier 2016, l'homme de 44 ans s'est enlevé la vie. Il n'avait jamais été accusé et n'aurait pas su que la jeune femme était enceinte.




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