Peine de sept mois pour Robert Bergeron

En prison pour du fromage

Palais de justice de Chicoutimi.... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Palais de justice de Chicoutimi.

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Le Jonquiérois Robert Bergeron a accepté de régler ses dossiers criminels en sachant qu'il ne serait pas accusé de voies de fait armées. Car il n'a jamais commis de vol de ce genre, dit-il. Il reçoit une peine de sept mois d'emprisonnement.

L'individu a été arrêté le 6 juin pour le vol d'un morceau de fromage au dépanneur Couche-Tard, de la rue Sainte-Famille à Jonquière, commis deux mois avant.

Lorsque Bergeron, âgé de 58 ans, s'est présenté au commerce, le commis a reconnu l'homme qu'il avait aperçu sur une bande vidéo. L'employé lui a fait savoir qu'il ne voulait plus le voir dans le commerce.

Avant de quitter, Bergeron, qui reste sur la rue Saint-Laurent à Jonquière, a demandé à voir la vidéo. La situation est devenue plus corsée pour le commis quand l'accusé, qui portait une chaîne au cou sur laquelle se trouvait un couteau à double tranchant, s'est mis à la manipuler.

L'employé aurait craint pour sa sécurité et au moment où Bergeron a quitté, les policiers de Saguenay ont été avisés.

« Je savais bien que la police était pour arriver. Lorsque les agents se sont présentés, je suis sorti avec les mains dans les airs, car on me parlait d'un hold-up », note le client de Me Charles Cantin.

« J'ai dit que je savais qu'ils étaient là pour moi, mais je leur ai demandé d'attendre les renforts et de ne pas me toucher. Pas parce que je suis fait en or, mais je préférais qu'ils aient de l'aide », a lancé l'individu.

Bergeron a toujours prétendu qu'il n'avait pas commis un vol avec une arme. Il avoue que cette accusation pesait lourd sur ses épaules.

« S'il avait fallu que je fasse ça, ma mère serait sortie son urne et se serait organisée pour me mettre dans plus petit que ça », a ajouté l'homme.

De la peine de sept mois, Bergeron a vu le juge Jean Hudon déduire la détention préventive, évaluée à trois mois, ce qui signifie qu'il lui reste quatre mois à purger.

Le détenu a aussi demandé à faire son temps à la prison de Baie-Comeau.

« À Roberval, je suis certain qu'ils vont tout faire pour me faire péter ma coche », a précisé Bergeron, qui n'a pas toujours été un ange.

Le magistrat a indiqué dans les documents du tribunal qu'il recommandait que le détenu soit envoyé sur la Côte-Nord.

« Mais je n'ai aucun pouvoir. Tout ce que je peux faire, c'est une recommandation et c'est ce que je fais », a conclu le juge Hudon.




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