Pas de regret après avoir giflé une dame

Un homme de 56 ans a passé deux... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Un homme de 56 ans a passé deux heures au bloc cellulaire du Palais de justice de Chicoutimi afin d'avoir le temps nécessaire pour fournir des réponses censées au juge.

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« Elle m'a cherché et elle m'a trouvé. Je lui ai donné une claque au visage. »

Un homme de 56 ans a passé deux heures au bloc cellulaire du Palais de justice de Chicoutimi afin d'avoir le temps nécessaire pour fournir des réponses censées au juge.

L'individu, qui est sous la responsabilité de la Curatelle publique depuis 18 ans, était accusé d'un vol de saucisses Hygrade et de pouding au Tapioca, d'une valeur de 7 $, au Provigo de Chicoutimi-Nord, et de voies de fait pour avoir giflé au visage une dame qui demeurait à la même résidence que lui.

Au final, Me Michael Bourget, de la Couronne, et Me Olivier Théorêt, en défense, ont soumis au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, un sursis de sentence. 

Il est impossible pour l'homme, à qui il manque six doigts et qui souffre de problèmes cognitifs, de faire des travaux communautaires.

Au moment de prononcer la sentence, le magistrat a laissé l'homme s'exprimer sur ce qui avait bien pu se passer.

« Pour ce qui est du vol, comme c'est la curatelle publique qui s'occupe de mes affaires, je ne sais jamais combien je peux avoir d'argent. J'aimerais mieux mourir que de passer le reste de mes jours sous la curatelle publique », a indiqué le quinquagénaire.

En ce qui concerne la gifle, l'homme marchait dans la résidence où il demeure et avait un café à la main. Il en a échappé quelques gouttes. Une résidente qui l'a croisé a émis un commentaire. Elle a reçu une gifle au visage.

« Je n'ai pas apprécié ce qu'elle a dit. Elle m'a cherché et elle m'a trouvé », a-t-il ajouté.

« Avez-vous des regrets ? », a demandé le juge Boudreault. « Non », a-t-il répliqué.

C'est à partir de là que le magistrat a ordonné sa détention au bloc cellulaire du Palais de justice, le temps qu'il réfléchisse à cette affaire et à sa décision finale.

Me Théorêt a pris soin de préciser que l'individu souffrait de problèmes cognitifs et qu'il lui arrivait d'en oublier des bouts.

Environ deux heures après son incarcération, le juge a fait revenir l'individu dans la salle d'audience afin de voir s'il avait eu le temps de réfléchir.

« Dites-moi pourquoi je devrais vous libérer ? », a demandé le magistrat.

« Je ne suis pas un bandit. Je regrette d'avoir oublié de payer à l'épicerie. Quant à la dame, je n'aurais pas dû la gifler, mais je l'ai malheureusement giflée », a répondu l'individu.

Le juge Boudreault a indiqué que l'homme était sauvé par la cloche, car l'intervenante sociale qui accompagne l'individu a fait valoir qu'il devait recevoir une injection sur l'heure du midi en raison de son problème de diabète.

« Sinon, je vous aurais gardé en dedans jusqu'à vendredi. Vous allez tout de même devoir avoir une bonne conduite, ne plus aller au Provigo et ne pas importuner votre victime », a conclu le juge.

Un accusé encore arrêté avec des mineurs

Junior Dubois-Girard, accusé de possession de pornographie juvénile en mai dernier, a comparu une autre fois au Palais de justice pour de nouveaux bris de condition.

L'individu de 20 ans de Saint-Ambroise a été arrêté au cours des derniers jours pour s'être trouvé dans un endroit où il y avait des personnes d'âge mineur et pour avoir utilisé un ordinateur muni d'Internet.

Dubois-Girard, dont les intérêts sont représentés par Me François Dionne, demeure derrière les barreaux jusqu'à la tenue de son enquête de remise en liberté qui se tiendra le mardi 25 juillet.

L'accusé avait comparu une première fois au Palais de justice de Chicoutimi en lien avec de la possession de matériel de pornographie juvénile.

Au début du mois de juillet, il a été arrêté au parc de la Rivière-aux-Sables à Jonquière. Il s'était rendu là pour assister à un spectacle, mais il se trouvait en présence de mineurs.

Après avoir passé une nuit en prison, l'individu a été remis en liberté. Des conditions ont été mises en place, dont le dépôt d'une somme d'argent.

Et voilà que quelques jours plus tard, il est arrêté par les policiers de la Sûreté du Québec. Il est pris pour un bris de ses conditions en se trouvant dans un endroit où il y a des mineurs et pour avoir utilisé un ordinateur et Internet, ce qui lui est interdit.




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