Le tireur de couteaux de retour au tribunal

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Detenus 17 juilletEric LapointePhoto: Jeannot Lévesque

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Le Chicoutimien Éric Lapointe, l'homme qui a lancé des couteaux en direction des policiers, saura mardi s'il peut recouvrer sa liberté.

L'individu de 55 ans est bien connu des milieux judiciaires pour des événements survenus en 2002 et en 2015 notamment.

Cette fois-ci, Lapointe fait face à des accusations de menaces de mort, de bris de probation, de possession d'une arme dans un dessein dangereux et de voies de fait armées.

Samedi, Lapointe, dont les intérêts sont défendus par Me Marie-Ève St-Cyr, de l'Aide juridique, a tenu les agents de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) en haleine durant quelques heures à la suite d'une chicane entre voisins survenue sur la rue Saint-Éphrem, à Chicoutimi.

En premier lieu, l'accusé, qui avait retenu l'attention médiatique en 2002 lorsqu'il avait tiré des projectiles d'un fusil de chasse de calibre .12 notamment sur le Palais de justice de Chicoutimi, a menacé sa voisine avec un couteau. 

Celle-ci n'a pas hésité un instant avant de communiquer avec les policiers. À leur arrivée, les agents se sont butés à un homme qui ne voulait pas collaborer. Face à la situation, Lapointe est allé jusqu'à lancer des couteaux et des cannettes de bière en direction des policiers.

Au terme de quatre heures de discussions et de négociations, Lapointe a pris la décision de se rendre aux policiers.

Me St-Cyr tentera de trouver les garanties nécessaires afin de permettre à son client de sortir de prison, tout en assurant la sécurité des citoyens.

Bien connu

Éric Lapointe, né en novembre 1961, est devenu un habitué des tribunaux.

Le 31 juillet 2002, l'individu s'était baladé sur la rue Racine à Chicoutimi et avait tiré sur les bâtiments qui se trouvaient sur son chemin. Il avait notamment tiré sur les portes du Palais de justice de Chicoutimi, dont les marques sont encore visibles. Il avait causé pour environ 100 000 $ de dommages lors de sa virée nocturne. C'est sa mère qui était venue le désarmer.

L'homme avait reçu une sentence de 16 mois de détention pour son geste illégal.

Relativement tranquille durant plusieurs années, Lapointe est revenu au tribunal en février 2015. Même s'il lui était interdit de posséder des armes, il était parvenu à s'en procurer illégalement.

Les policiers de Saguenay avaient découvert les armes à la suite d'une plainte de bruit. Lorsqu'ils sont entrés dans le logement de l'accusé, celui-ci portait un pantalon de camouflage et était en état d'ébriété. 

Les agents avaient aperçu une arme de calibre .12 dans un cadre de porte et ont trouvé ensuite une carabine de calibre .22, un 7 mm et une Winchester. Il lui est interdit de posséder ou d'avoir en sa possession des armes à feu pour le restant de ses jours.

Lapointe a dit que les armes appartenaient à son fils et qu'il devait les nettoyer.

Le quinquagénaire avait été condamné à 15 fins de semaine derrière les barreaux (30 jours) et devait effectuer 100 heures de travaux communautaires pour ces infractions.




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