Houle en prison pour 9300 fichiers pornos de jeunes

Rémy Houle... (Archives Le Quotidien)

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Rémy Houle

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Le septuagénaire Rémi Houle passera au minimum 84 jours en détention pour avoir eu en sa possession plus de 9300 fichiers de pornographie juvénile, mais son séjour en prison pourrait bien aller jusqu'à 12 mois.

Le magistrat tranchera, le 3 août, entre la demande de la défense, soit le temps fait et la suggestion du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de 12 mois de détention.

Houle, dont les intérêts sont représentés par Me Jean-Claude Ouellet, a plaidé coupable en décembre 2016 à de la possession de pornographie juvénile, d'y avoir accédé et d'avoir eu en sa possession neuf vidéos de pornographie juvénile.

L'homme de 76 ans s'est retrouvé dans la mire de la cybercriminalité après avoir été pris à offrir des boissons énergisantes à deux adolescentes au Valinouet, en 2011. 

Invité au poste de police de la Sûreté du Québec afin de s'expliquer sur cet épisode, il a avoué posséder de la pornographie juvénile dans son ordinateur.

Les représentations sur sentence auraient dû se dérouler le 19 avril, mais l'accusé était absent. Il était plutôt incarcéré dans une prison de Québec pour une entrave au travail des policiers. Deux jours avant, il a pris la décision de quitter la région pour aller vers Matane afin de voir l'une de ses nièces et lui demander de s'occuper de sa maison durant son séjour en prison.

Mais Houle ne s'y est jamais rendu. Il a plutôt fait sept jours de détention à Québec. Il est demeuré incarcéré depuis ce temps en raison d'un mandat émis à Chicoutimi.

« Je demande le temps fait pour mon client, soit 72 jours de détention préventive et je demande à ce que ce temps soit calculé à temps et demi », a indiqué Me Ouellet.

Peine accrue

Comme Rémi Houle a été arrêté en 2011 pour ces fichiers illégaux, le Code criminel canadien prévoyait alors une peine minimale de 14 jours pour l'accès et de 45 jours pour la possession. Depuis 2012, le législateur a augmenté ce minimum à 12 mois de détention.

« De mon côté, je demande une sentence de 12 mois de détention pour les deux dossiers. J'aimerais bien trouver des facteurs atténuants, mais il n'y en a pas. Même pas le plaidoyer de culpabilité qui a été fait à la toute fin en raison de la preuve obtenue par la Couronne. Et encore là, l'accusé a contesté les images trouvées de modeling, prétendant que ce n'était pas de la pornographie juvénile », explique Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne.

« Sur la majorité des fichiers trouvés, on voit des jeunes filles qui sont exploitées. Durant la rédaction du rapport présentenciel, il a tenté de manipuler la vérité et a essayé de paraître malade pour attirer la pitié », a poursuivi Me Lebel.

Ce dernier a aussi fait valoir que Rémi Houle devra fournir un échantillon d'ADN, être inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité, ne pourra avoir un emploi auprès des jeunes, de ne pas se trouver à proximité d'un parc, d'une école ou d'une garderie. Il n'aura pas accès à un ordinateur et à Internet.




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