À la défense de son fils

Olivier Côté-Vachon n'est plus militaire depuis jeudi. Il... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Olivier Côté-Vachon n'est plus militaire depuis jeudi. Il a été remercié plus vite que prévu.

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Indignée par les commentaires « gratuits » et « exempts d'humanité » sur les réseaux sociaux, la mère du militaire déchu Olivier Côté-Vachon, coupable d'avoir fourni du GHB à des amis le soir du 31 décembre 2015, a décidé de remettre les pendules à l'heure sur la page Facebook du Quotidien.

Nathalie Vachon s'adresse particulièrement à deux individus qui ont écrit plusieurs insultes à la suite de l'article Du GHB à des amis : la Couronne demande deux ans pour l'ex-militaire. Ceux-ci l'accusent d'avoir voulu abuser de jeunes femmes, le GHB étant connu comme la drogue du viol, mais les principales victimes sont plutôt des hommes. Ils ont dû être transportés d'urgence à l'hôpital et l'un d'eux a même été réanimé après un arrêt cardiaque.

« Quand c'est votre propre garçon qui fait l'objet de commentaires méprisants de la part de gens qui ne sont pas au fait de tous les détails et qui se gargarisent du malheur des autres, je peux vous garantir que les dommages collatéraux sont énormes pour la famille », écrit Mme Vachon dans une longue réponse sur Facebook. Olivier Côté-Vachon a d'ailleurs été renvoyé des Forces armées canadiennes pour déshonneur plus tôt que prévu la semaine dernière.

La mère replace certains faits et souligne que c'est une des deux victimes qui a versé le GHB dans les verres et qui les a distribués alors que son fils n'était pas dans la pièce. La drogue se trouvait en forme liquide dans une bouteille d'eau remplie environ au quart.

« Vous êtes sûrement d'accord avec moi pour en conclure qu'il savait très bien que ce n'était pas du fort avant d'en distribuer. Pourtant, il y a un interdit de publication sur son identité pour protéger son emploi. Je suis cependant d'avis pour dire qu'il a tout de même une part de responsabilité dans l'affaire », croit Nathalie Vachon.

« Mauvaise voie »

Celle-ci admet que son fils a fait preuve de négligence et qu'il était engagé dans une mauvaise voie, mais plaide qu'il assume pleinement les conséquences et qu'il a déjà payé « très cher » pour son crime. La Couronne a proposé deux ans d'emprisonnement et une probation de 36 mois, alors que la défense estime que 240 heures de travaux communautaires et une probation de 36 mois seraient suffisantes. La juge Isabelle Boillat de la Cour du Québec doit rendre sa décision le 26 juillet.

« Il a aussi été établi en cours que même s'il est accusé de trafic, ce n'était pas un trafic au sens populaire [où] une personne vit de la vente de stupéfiant et travaille pour le compte d'une organisation criminelle », mentionne Nathalie Vachon. Elle espère pouvoir vivre le reste de cette épreuve en paix.

« [Olivier Côté-Vachon] a toujours gagné sa vie honnêtement au sein des Forces. En fait, dans la dernière décennie, c'est plus de la moitié du temps qu'il a passé dans des pays étrangers en exercice ou en mission dans des zones de conflits. 

« Vous ne savez rien de tous les sacrifices qu'il a pu faire en ce domaine. »




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