Alcoolique, mais respectueux  de ses conditions

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Les parties s'entendent pour dire que Bouchard pourrait faire plus de 60 jours de prison s'il est reconnu coupable et que l'interdiction de conduire pourrait être plus longue que trois années.

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Même s'il possède quatre antécédents de conduite avec les facultés affaiblies, Roger Bouchard, de Bégin, a pu recouvrer sa liberté en raison, paradoxalement, de sa bonne conduite par le passé, comme le respect de ses conditions.

L'individu de 51 ans a été arrêté le 30 juin par les policiers de la Sûreté du Québec sur le chemin de la Bleuetière, entre Saint-Ambroise et Bégin. Il circulait à basse vitesse (48 km/h dans une zone de 80) et il louvoyait au point où les policiers ont dû se tasser près du fossé afin d'éviter un face à face. Bouchard circulait dans le mauvais sens de la route. Il a repris sa place pour éviter une collision.

Le multirécidiviste de l'alcool au volant a soufflé des taux de .236 et de .225 entre 3 h 06 et 3 h 22 du matin. Il n'a pas obtempéré immédiatement à son arrestation. Les policiers ont dû l'empoigner pour le sortir du véhicule. L'homme, dont les intérêts sont défendus par Me Pierre Gagnon, est ensuite tombé à la renverse.

Il est accusé de conduite avec les facultés affaiblies pour une cinquième fois en carrière.

Bouchard a offert de déposer une somme de 1500 $ en argent et de mettre 5000 $ en garantie afin que le Tribunal soit rassuré sur le fait qu'il respectera ses conditions de remise en liberté. Il devra participer aux réunions des Alcooliques anonymes une fois par semaine, s'inscrire à une thérapie au Séjour. Il ne pourra plus boire ni conduire tant et aussi longtemps que les procédures judiciaires ne seront pas complétées.

« Mon client a tout intérêt à respecter les conditions de remise en liberté. Il faut retenir que M. Bouchard n'a jamais eu de bris de condition et n'a pas conduit pendant une interdiction. Il sait qu'il risque de tout perdre s'il ne respecte pas les conditions de la cour », mentionne Me Gagnon.

À la Couronne, Me Jean-Sébastien Lebel s'interroge sur la possibilité que l'accusé cesse véritablement sa consommation d'alcool. Il se demande s'il n'aura pas envie d'utiliser la voiture de son fils.

« Il y a une probabilité marquée d'une récidive. Avec un taux de .236, pratiquement trois fois la limite autorisée, ce n'est pas une personne qui a voulu prendre une chance après un 5 à 7 », a précisé Me Lebel.

Au final, le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a accepté les demandes de la défense, même s'il a précisé que la probabilité d'une condamnation était élevée et qu'une peine de détention était probable.

« Par contre, dans les points positifs, malgré quatre condamnations en 36 ans, il n'y a aucun bris et il a respecté les ordonnances. Je peux penser qu'il va encore les respecter », a indiqué le magistrat.

Roger Bouchard a été condamné à trois conduites avec les facultés affaiblies au début des années 90. Il a écopé d'amendes. En 2014, il a écopé de 60 jours de détention et une interdiction de conduire de trois ans pour un événement survenu en 2011.

Les parties s'entendent pour dire que Bouchard pourrait faire plus de 60 jours de prison s'il est reconnu coupable et que l'interdiction de conduire pourrait être plus longue que trois années.




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