Olivier Côté-Vachon chassé de l'armée plus vite que prévu

Olivier Côté-Vachon n'est plus militaire depuis jeudi. Il... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Olivier Côté-Vachon n'est plus militaire depuis jeudi. Il a été remercié plus vite que prévu.

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Olivier Côté-Vachon, coupable de trafic de GHB et de négligence criminelle, a été renvoyé plus vite que prévu par les Forces armées canadiennes. Il a été remercié et raccompagné à l'extérieur de la base de Bagotville jeudi matin.

L'individu de 28 ans de Jonquière avait pourtant annoncé au tribunal, mardi, que son contrat serait officiellement résilié à compter du 26 juillet 2017, au même moment où la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, allait rendre la sentence qui l'attend.

Mais le 6 juillet au matin, lorsque Côté-Vachon s'est présenté à la guérite de la Base de Bagotville, un de ses supérieurs l'attendait. Il lui a signifié qu'il devait rassembler ses effets personnels et ensuite quitter définitivement les lieux.

Ce renvoi survient 20 jours avant ce qui avait été entendu et au lendemain d'une nouvelle médiatisation du dossier.

« Après 11 années de service, ajd (aujourd'hui) était ma dernière journée en tant que militaire. Je vais continuer mon chemin dans une autre voie et ne suis pas trop inquiet de mon futur avec la motivation et les compétences que j'ai accumulées durant toutes ces années », écrit Côté-Vachon, sur sa page Facebook.

« Cette sortie est une sorte de libération pour moi, mais en même temps un léger pincement de quitter ce monde. J'ai côtoyé et appris à connaître certaines personnes qui vont réellement me manquer. J'espère qu'avec ces personnes, qui sauront se reconnaître, nous ne perdrons pas contact malgré le fait que nous ne sommes plus des frères d'armes. Love you all and see u soon (sic) », a-t-il ajouté.

Olivier Côté-Vachon a plaidé coupable à du trafic de GHB et de négligence criminelle pour un événement survenu le 31 décembre à sa résidence.

Il avait offert du GHB à des amis. Quatre ont été incommodés et deux d'entre eux ont été transportés à l'hôpital. Une victime a été intubée et a dû être réanimée.

Dans les représentations sur sentence, Me Karen Inkel, de la Couronne, réclame une peine de deux années de détention, alors que Me Charles Cantin, en défense, croit plutôt que 240 heures de travaux communautaires seraient suffisantes.

Impact médiatique

Le criminaliste estime que la médiatisation de toute cette affaire a eu un effet très dévastateur pour son client. Il le croit encore plus aujourd'hui.

« Il est curieux de constater qu'il est avisé de la fin de son contrat au lendemain de la publication dans les médias de son dernier passage au tribunal. Cela démontre l'impact médiatique sur la prise de décisions des autorités compétentes.

« Olivier Côté-Vachon a reçu un traitement qui sort de l'ordinaire. S'il avait été quelqu'un de régulier, nous n'en aurions jamais entendu parler. Il n'est tout de même pas un personnage public », a commenté Me Cantin.




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