Un présumé incendiaire demeure en prison

Cinq personnes se trouvaient dans la résidence de... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Cinq personnes se trouvaient dans la résidence de la rue Sacré-Coeur lorsque le brasier s'est propagé vers 3 h du matin.

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Le Français Matthieu Parente-Soares restera en détention, lui qui fait face à des accusations d'homicide involontaire et d'incendie criminel après celui qui a coûté la vie d'un homme de 93 ans d'Alma le 13 juin.

Son enquête de remise en liberté mercredi au palais de justice d'Alma s'est déroulée sous une ordonnance de non-publication demandée par l'accusé de 29 ans, afin de ne pas « contaminer » le public en vue d'un éventuel procès devant jury. Les détails ne peuvent donc être révélés.

Devant la gravité des crimes reprochés, dont également du harcèlement envers la famille de la victime et de la négligence criminelle, le juge Paul Guimond a considéré les garanties offertes par la défense insuffisantes.

La Couronne, représentée par Me Julie Lajoie, a fait entendre un témoin qui a été contre-interrogé par Me Xavier Jean-Gagnon de la défense. Lui-même a fait témoigner son client. Parente-Soares parlait d'un ton très bas et était parfois inaudible pour les procureurs et le juge, qui l'ont fait répéter plusieurs fois.

L'affaire reviendra en cour le 12 juillet. Me Jean-Gagnon pense qu'une enquête préliminaire ne sera pas nécessaire et qu'il sera possible de fixer une date de procès à ce moment.

« Je considère que les éléments pour la sécurité et la confiance du public ont été rencontrés avec la décision du juge », a déclaré pour sa part Me Lajoie.

Une interdiction de la cour empêche Matthieu Parente-Soares d'entrer en contact avec la famille de son ex-conjointe, dont le grand-père a péri dans les flammes. Cinq personnes se trouvaient dans la résidence de la rue Sacré-Coeur lorsque le brasier s'est propagé vers 3 h du matin.

S'il est reconnu coupable d'avoir causé l'incendie criminel sans se soucier que la maison était habitée ou en sachant qu'elle l'était, Parente-Soares est passible d'une peine d'emprisonnement à vie. 

La Couronne a expliqué qu'il n'y avait pas d'entente d'extradition entre le Canada et la France, ce qui fait en sorte que si l'accusé décidait de retourner en France, le Canada ne pourrait pas le forcer à revenir au pays pour être jugé. Ce n'est toutefois pas pour cette raison que le magistrat a refusé sa demande de remise en liberté.




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