Peine clémente pour une jeune conductrice

Le palais de justice d'Alma... (Archives Le Quotidien)

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Le palais de justice d'Alma

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Coupable de conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool ayant causé des lésions corporelles, la jeune gérante Marie-Josée Girard s'en tire avec une peine de détention de 90 jours à purger de façon discontinue les fins de semaine et 240 heures de travaux communautaires.

Le juge Paul Guimond de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec a rendu sa décision, mercredi, au palais de justice d'Alma. La femme de 24 ans, originaire de Saguenay, mais qui travaille à Québec, devra aussi payer une amende de 1000 $ et donner le même montant à titre de compensation à la passagère qui a subi des lésions, qui était alors son amie.

Marie-Josée Girard ne pourra plus conduire pendant trois années supplémentaires à partir d'avril 2018. En effet, après deux événements de conduite avec les facultés affaiblies survenus à Alma en 2012 et 2013, la jeune femme a aussi été accusée dans le district judiciaire de Québec pour un délit de fuite et avait déjà une interdiction de conduire.

Les faits principaux se sont produits en septembre 2013, après une soirée bien arrosée dans un restaurant-bar d'Alma. Marie-Josée Girard a pris le volant du véhicule qui était la propriété de son amie. Les deux femmes étaient si intoxiquées, relate le juge devant la cour, qu'elles ne pouvaient même pas se rappeler qui conduisait après la collision avec un poteau de téléphone.

L'amie de l'accusée a subi d'importantes lésions en raison de l'accident, notamment une fracture du nez et une hémorragie interne. Son visage porte des cicatrices, elle a dû être opérée et elle a souffert de maux de dos et de tête pendant un certain temps. Cependant, les dommages ne lui ont pas nui dans son emploi à long terme, même si elle a été en arrêt de travail pendant trois mois.

Le magistrat a retenu cet élément, ainsi que la réhabilitation de Marie-Josée Girard et ses regrets exprimés auparavant, pour rendre cette peine somme toute assez clémente. La Couronne proposait en effet deux ans d'emprisonnement moins un jour.

Réprobation

« La société réprouve grandement ce genre de comportement insouciant. Malgré d'importantes campagnes de sensibilisation contre l'ivresse au volant, elles ne semblent pas atteindre l'auditoire visé. Des peines sévères remplissent mieux l'objectif de dissuasion. Cependant, l'accusée a complètement changé de mode de vie depuis les événements. Elle a un emploi stable et utilise même sa propre expérience pour sensibiliser son entourage », a expliqué le juge Paul Guimond.

Il a aussi recommandé à la jeune femme de rester abstinente. Celle-ci pourra purger sa peine au centre de détention de Roberval ou d'Orsainville, qui est plus près de son lieu de travail.




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