Leurre informatique: coincé en attendant de purger sa peine

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Karl Bilodeau devra purger une peine minimale de 12 mois de prison dans une histoire de leurre informatique.

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Un homme de 27 ans devra purger une peine minimale de 12 mois de prison dans une histoire de leurre informatique. Karl Bilodeau a commis ses infractions alors qu'il était en attente d'une peine de 90 jours pour une affaire de possession de pornographie juvénile.

Le déviant sexuel a plaidé coupable, jeudi matin, devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec. Les faits reprochés se sont produits entre le printemps 2016 et la fin de l'été. Bilodeau est entré en contact avec de jeunes filles, dont une de 16 ans, à l'aide d'un faux profil Facebook. En se faisant passer pour une fille, il disait qu'il était intéressé à acheter des sous-vêtements usagés. Après avoir dévoilé sa réelle identité, le jeune homme entamait des conversations à caractère sexuel avec les plaignantes. L'histoire a fait du chemin et les demoiselles ont décidé de dénoncer la situation à la police.

Karl Bilodeau s'est également présenté au même lieu que l'une d'entre elles pour faire part de ses intentions d'acheter la lingerie féminine mise en vente sur le réseau social. Au sens de la loi, Bilodeau a commis une infraction en communiquant par un moyen de télécommunication à « une personne âgée de moins de dix-huit ans ou qu'il croit telle, en vue de faciliter la perpétration à son égard d'une infraction visée », est-il écrit au Code criminel.

L'avocat de Bilodeau, Me Pierre Gagnon, a convenu que son client n'avait pas aidé sa cause en commettant des gestes à caractère sexuel au moment où il était justement en attente pour purger une peine.

« Ce qui est aggravant, de façon objective, c'est quand quelqu'un commet un crime alors qu'il est en attente d'une sentence pour un autre crime, a expliqué Me Gagnon. Il n'est même plus reconnu innocent, il a plaidé coupable. C'est aggravant pour quelqu'un qui doit montrer patte blanche en attendant de recevoir une sentence. »

L'avocat de la défense s'attend d'ailleurs à ce que Me Nicole Ouellet, de la Couronne, mette l'accent sur ce facteur lors des représentations sur la peine, prévues le 18 octobre au Palais de justice de Chicoutimi.

« La Couronne va dire qu'il faut tenir compte du fait aggravant qu'il commet des crimes alors qu'il sait qu'il doit avoir une attitude exemplaire, d'autant plus que ce sont des crimes connexes », a ajouté Me Pierre Gagnon.

Ce dernier va maintenant travailler à ce que son client ne purge pas plus que les 12 mois minimums prévus à la loi.

« L'objectif d'ici l'automne est d'obtenir de l'information de la sexologue avec qui mon client est en thérapie, a-t-il indiqué. On va surveiller l'évolution du dossier et on va souhaiter qu'elle nous dise qu'il y a une amélioration dans la condition de mon client. »

Devant le juge Michel Boudreault, Me Gagnon a fait valoir que Karl Bilodeau était un actif pour la société, dans le sens où il détenait un emploi à temps plein. Il a également soutenu qu'outre sa déviance sexuelle, son client n'était pas une menace pour la population. Le juge Boudreault a tout de même tenu à s'adresser au jeune homme.

« Je vous suggère fortement de rester tranquille, car vous n'avez plus de marge de manoeuvre », lui a-t-il partagé.




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