Peine d'Olivier Côté-Vachon: l'impact médiatique à considérer

Olivier Côté-Vachon a plaidé coupable à du trafic... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Olivier Côté-Vachon a plaidé coupable à du trafic de GHB et de négligence criminelle causant des lésions à deux personnes qui ont consommé cette drogue à la résidence du militaire, à Jonquière, le 30 décembre 2015.

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Le criminaliste Charles Cantin estime que le tribunal n'aura pas le choix de tenir compte de l'importante couverture médiatique dans le dossier du militaire Olivier Côté-Vachon dans la détermination de la peine.

La juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, devait entendre la plaidoirie de Me Karen Inkel, vendredi au Palais de justice de Chicoutimi. Mais elle a reçu, en matinée, une note de l'avocat en défense qui voulait rouvrir sa plaidoirie et amener des faits nouveaux en lien avec la publication de certains textes journalistiques.

« Je demande une réouverture de la preuve afin de parler de la médiatisation de ce dossier et de l'impact que cela a pu avoir sur mon client et sur ses proches », a indiqué d'entrée de jeu Me Cantin.

Côté-Vachon a plaidé coupable à du trafic de GHB et de négligence criminelle causant des lésions à deux personnes qui ont consommé cette drogue à la résidence du militaire, à Jonquière, le 30 décembre 2015.

Deux individus avaient été amenés à l'hôpital et l'un d'eux a dû être intubé. Ils n'ont conservé aucune séquelle de cette mésaventure.

« La couverture médiatique est plus importante qu'elle ne le mérite. Mon client a fait la page une du Quotidien lors de sa comparution et la une du Journal de Québec cette semaine. Dans ce journal, on dit qu'il risque la prison pour avoir donné du GHB. On écrit aussi qu'il a donné des shooters de GHB et qu'une victime n'a jamais eu de réponse sur ce qu'il consommait. »

« Mais ce n'est pas la réalité. Il y a eu deux victimes et non quatre. Ce n'est pas Côté-Vachon qui a donné les shooters, mais l'une des victimes. Et l'autre victime a avoué à la fin du contre-interrogatoire qu'elle savait qu'il y avait du GHB dans la maison, car elle en avait entendu parler », a ajouté Me Cantin.

Ce dernier a ajouté que les commentaires sur les réseaux sociaux n'ont pas été tendres non plus envers son client.

« Je crois qu'il faut tenir compte de toute cette couverture médiatique dans l'attribution de la sentence », a résumé Me Cantin.

Du côté de la Couronne, Me Inkel a demandé de reporter sa plaidoirie sur la sentence à une autre date, le temps de prendre connaissance de la nombreuse jurisprudence déposée par la défense et de préparer sa réplique sur l'impact médiatique.

Les parties reviendront devant la juge Isabelle Boillat le 19 juin. Me Cantin réclame 240 heures de travaux communautaires.

La juge prendra ensuite le dossier en délibéré avant de rendre la sentence.

D'autre part, Me Cantin a mentionné au tribunal avoir demandé une rétractation au Journal de Québec et à son journaliste.




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