Le « tireur fou » recouvre sa liberté

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Lundi après-midi, l'individu a été en mesure de démontrer à la juge Boillat qu'il ne constituerait pas un danger pour la société ni pour les présumées victimes s'il était remis en liberté.

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Denis Desbiens, « le tireur fou de la rue Gounod », a pu recouvrer sa liberté après un court séjour de cinq jours derrière les barreaux. Il subira son procès le 2 août et devra répondre à des accusations de harcèlement, menaces et voies de fait.

La juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, a imposé de nombreuses conditions de remise en liberté à l'homme qui avait retenu l'attention en 2003 après avoir tiré environ 200 projectiles en direction des policiers à partir de son logement de la rue Gounod, à Chicoutimi.

Lundi après-midi, l'individu maintenant âgé de 54 ans, défendu par Me Charles Cantin, a été en mesure de démontrer à la juge Boillat qu'il ne constituerait pas un danger pour la société ni pour les présumées victimes s'il était remis en liberté.

Desbiens a été arrêté le 24 mai après avoir harcelé et menacé son ex-amie de coeur et d'avoir commis des voies de fait sur le nouveau copain de celle-ci.

« Lors de son arrestation, mon client a collaboré et a accepté de se faire mettre les menottes sans problème. Il n'a offert aucune résistance. Les victimes ont dit avoir peur de lui. Au moment des événements, M. Desbiens vivait une période de désorganisation », a mentionné Me Cantin.

« En acceptant de remettre mon client en liberté, la juge a laissé voir que l'accusé pourrait avoir des chances d'acquittement et ne s'exposerait pas à une longue sentence s'il devait être reconnu coupable. En plus, il n'a aucun antécédent judiciaire depuis 2005, n'a commis aucun bris d'engagement depuis sa sortie du pénitencier », de dire l'avocat de la défense.

Me Mélanie Paré, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ne voulait pas que l'individu soit remis en liberté et a demandé à ce que le tribunal se prononce sur cette possibilité.

Desbiens a pu sortir de prison en raison d'un engagement de 20 000 $ (sans dépôt). Il devra garder la paix et avoir une bonne conduite, il ne peut consommer alcool et stupéfiants, ne peut être en contact avec les victimes, doit avoir un suivi au CRAT de Jonquière et participer aux réunions des alcooliques anonymes.

En plus, Denis Desbiens est soumis à un couvre-feu de 22 h à 6 h, sauf pour son travail dans le domaine de la construction ou pour s'occuper de son père malade à l'hôpital de Chicoutimi.




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