18 mois pour pornographie juvénile

Le travailleur agricole de Laterrière Marc Simard a été condamné à 18 mois... (123RF)

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Le travailleur agricole de Laterrière Marc Simard a été condamné à 18 mois d'emprisonnement mercredi matin pour avoir eu en sa possession 87 969 fichiers de pornographie juvénile à caractère «sordide et déshumanisant» à partir de 2010.

Étant donné que l'individu de 40 ans est incarcéré depuis le 8 mars dernier, le juge Pierre Lortie de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec lui a accordé un crédit majoré de 50 %. Il lui reste donc 14 mois à purger.

Le père de trois enfants a aussi été condamné pour distribution de pornographie juvénile. Même s'il n'a pas partagé de fichiers, il pouvait accéder à 9861 images et vidéos supplémentaires.

L'accusé a plaidé coupable le 17 novembre 2016. C'est son arrestation en septembre 2015 qui a mis fin à ses déviances commencées en janvier 2010. Les enquêteurs spécialisés de la Sûreté du Québec avaient pu l'appréhender après une recherche dans une base de données. Ils ont découvert des disques durs cachés contenant du matériel pornographique dans le plafond de la chambre à coucher de Simard lors d'une perquisition.

Dans sa décision écrite prononcée au Palais de justice de Chicoutimi, le juge Lortie souligne le «caractère sordide et déshumanisant» des images visionnées par les policiers dans le cadre de leur enquête. «Inutile d'élaborer sur le dégoût que provoque ce visionnement insoutenable», peut-on lire à propos des images et des vidéos mettant en scène de jeunes enfants qui posent des gestes sexuels variés, certains incluant même des animaux ou des relations avec des adultes.

Étant donné les facteurs aggravants, notamment la gravité objective des crimes, l'importance de dissuader la commission de mauvais traitements envers les personnes mineures et la quantité «impressionnante» de fichiers, la Couronne demandait une peine d'emprisonnement entre 15 et 18 mois. C'est plus que le minimum d'un an prévu, recommandé par la défense.

«Le juge a bien évalué la situation», a commenté Me Nicole Ouellet, du Directeur des poursuites criminelles et pénales. Même la défense, représentée par Me Justine Guay-Langevin, a admis qu'il s'agissait d'une décision «juste et raisonnable».

Le magistrat a aussi retenu des facteurs atténuants, comme quoi Marc Simard a collaboré avec les intervenants et s'est volontairement investi dans un suivi thérapeutique. Les risques de récidive pour l'individu sans antécédent judiciaire semblent faibles.

Habitant maintenant chez sa mère et travaillant avec son père à la ferme, Simard est considéré comme un individu isolé. Il est séparé de la femme de ses enfants depuis son arrestation et n'a plus de contact avec eux, sauf son fils. Il s'agit du seul mineur avec qui il peut communiquer, en plus de ses filles, mais seulement à leur initiative.

Le détenu sera inscrit au registre des délinquants sexuels et aura une probation à sa sortie de prison. Il ne pourra plus fréquenter d'endroit public où se trouvent des personnes de moins de 16 ans et son usage d'Internet sera restreint.




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