Le tireur fou de la rue Gounod de retour en cour

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Celui connu comme « le tireur fou de la rue Gounod » pour avoir déchargé près de 200 balles sur les policiers de Saguenay en 2003, Denis Desbiens, était de retour au Palais de justice de Chicoutimi, mercredi matin, pour des accusations de menaces, de voies de fait simples et de harcèlement.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales s'est opposé à sa remise en liberté et il devra revenir devant le tribunal lundi prochain pour son enquête sur le cautionnement. Il lui est interdit d'entrer en contact avec son ex-conjointe et le nouveau compagnon de celle-ci.

L'accusé de 54 ans avait semé l'émoi dans un quartier résidentiel de Chicoutimi, le 6 janvier 2003, en tirant 182 coups de feu durant plus de deux heures sur les agents de police à partir du logement de son ex-conjointe. Cette dernière et ses filles s'étaient barricadées dans une chambre et s'étaient finalement enfuies par une fenêtre. 

Avant que Desbiens se rende, il a passé près d'atteindre une policière qui a senti une balle lui frôler les cheveux. Il avait en sa possession deux armes à autorisation restreinte enregistrée, un revolver de calibre 357 magnum et un pisolet Glock 9 mm semi-automatique, des modèles utilisés par les services de police à l'époque.

Lorsque Denis Desbiens a reçu sa sentence de sept ans d'emprisonnement en mai 2005, le juge Richard Grenier avait mentionné que l'homme n'était « pas un criminel » comme le tribunal en a l'habitude, étant donné son absence d'antécédents judiciaires avec violence, pouvait-on lire dans Le Quotidien à ce moment. La situation était bien différente, mercredi, lors de sa comparution devant le juge Pierre Lortie, de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec. Le détenu, menottes aux poings, a tenté sans succès de s'adresser au magistrat et a ensuite affiché sa frustration.

L'avocat de la défense, Me Charles Cantin, était représenté par son collègue Julien Boulianne. Celui-ci a admis que le passé particulier de Denis Desbiens allait influencer la tenue de son dossier. 

En avril 2007, Desbiens s'était vu refuser ses demandes de semi-liberté et de libération conditionnelle. La Commission nationale des libérations conditionnelles avait jugé qu'il demeurait « un individu fragile sur le plan psychologique » avec un problème d'abus de substances, rapportait La Presse canadienne.




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