Jusqu'à 18 mois pour 87 000 fichiers de pornographie juvénile

Me Justine Guay-Langevin soutient que son client, Marc... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Me Justine Guay-Langevin soutient que son client, Marc Simard, a perdu beaucoup depuis qu'il a été accusé. Sa femme et ses filles considèrent qu'il a commis un crime impardonnable.

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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La poursuite, représentée par Me Nicole Ouellet, a réclamé une peine de 15 à 18 mois de prison pour Marc Simard. Cet ouvrier agricole a été arrêté avec pas moins de 87 000 fichiers informatiques contenant de la pornographie juvénile.

Le juge Pierre Lortie, de la chambre criminelle de la Cour du Québec, a entendu jeudi les représentations sur sentence dans cette affaire qui retient l'attention en raison du très grand nombre de fichiers que l'individu avait entreposés sur des supports informatiques.

La première partie des représentations sur sentence s'est déroulée à huis clos alors que la poursuite a présenté au juge Pierre Lortie des exemples des différents fichiers pornographiques que cet individu regardait. Selon ce qui a été signifié pendant les plaidoiries, Simard en était rendu à passer la presque totalité de ses temps libres à visionner ces images.

Arrêté en 2015

Il avait été arrêté en 2015 et a plaidé coupable en 2016. Selon son avocate, Me Justine Guay-Langevin, depuis son plaidoyer de culpabilité, Marc Simard est demeuré loin des tribunaux et a débuté une thérapie pendant laquelle il a rencontré une spécialiste à 29 reprises. Il a aussi perdu beaucoup dans cette aventure alors que sa femme et ses filles considèrent qu'il a commis un crime impardonnable et n'ont plus aucun contact avec lui depuis la mise au jour de ses activités.

En raison de ses efforts pour réussir à dompter cette déviance sexuelle importante et son comportement, Me Guay-Langevin propose au juge d'imposer une sentence de 12 mois d'emprisonnement, ce qui représente le minimum selon le code, et d'amputer à cette sentence 89 jours qui représentent une fois et demi le temps passé derrière les barreaux par Simard depuis le 8 mars 2017 jusqu'au prononcé de la sentence qui aura lieu le 24 mai.

La poursuite a mis en garde le juge Lortie quant à la perception de ce type de crime que l'on croit sans victime puisque l'homme regardait chez lui les photos et autres documents pornographiques sans avoir de contact avec les victimes.

Des bébés

Me Nicole Ouellet a signifié au tribunal que les enfants, des bébés jusqu'au début de l'adolescence, sont quand même des victimes de ce système de production de matériel pornographique.

La poursuite a émis des réserves quant au changement d'attitude de l'accusé. Elle a cité un rapport dans lequel une intervenante soutient que les prises de conscience de Simard face à son problème de dépendance à la pornographie juvénile étaient des prises de conscience de surface. Elle a de plus noté un autre élément du rapport voulant qu'il manquait d'empathie envers les jeunes exploitées pour la création de ces fichiers de pornographie.

La poursuite a donc demandé au juge Pierre Lortie d'imposer une peine de 15 à 18 mois de prison assortie des ordonnances obligatoires en ce qui concerne le comportement que devra adopter Marc Simard dès sa sortie de prison.

Un autre débat devrait avoir lieu lors du prononcé de la sentence quant à la durée de l'interdiction pour Simard d'utiliser Internet. Me Nicole Ouellet envisageait une période de cinq ans, mais la dernière décision de la Cour d'appel apporte un éclairage nouveau sur cette interdiction puisqu'Internet est devenu un moyen de communiquer pratiquement indispensable aujourd'hui.




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