Écrasement d'Exact Air: du fil enroulé autour de l'hélice

L'épave du Piper Navajo est pratiquement méconnaissable. Ici,... (Courtoisie BST)

Agrandir

L'épave du Piper Navajo est pratiquement méconnaissable. Ici, on reconnaît l'empennage et un bout d'aile dont le bord d'attaque a été arraché. Les deux pilotes n'ont eu aucune chance, si on se fie à la violence de l'impact.

Courtoisie BST

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Normand Boivin
Le Quotidien

Le Piper Navajo d'Exact Air qui s'est écrasé à quelques kilomètres au nord de Schefferville dimanche, tuant ses deux pilotes, n'a pas heurté une ligne de transport d'énergie de 735 kV, mais plutôt une ligne secondaire à trois fils, ce qui explique que la tragédie n'a pas causé de panne électrique majeure dans le secteur.

De retour à Dorval, l'un des deux enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports affectés au dossier, Isabelle Langevin, a décrit au Quotidien la scène qu'elle et son collègue Mario Boulet ont découverte mardi. Même si l'enquête n'en est qu'à son tout début, certains indices donnent une bonne idée de ce qui a pu se passer. En effet, les enquêteurs ont trouvé du fil électrique enroulé autour de l'hélice du moteur de gauche. Pour l'instant, ceux-ci n'en tirent aucune conclusion. Est-ce que c'est seulement cette partie de l'avion qui a été en contact avec le fil, causant l'écrasement, et pourquoi est-ce seulement le moteur de gauche et pas les deux moteurs si l'avion volait à l'horizontale ? Tentait-il un virage d'évitement ? Ce sont des questions qu'on peut se poser, mais les réponses viendront beaucoup plus tard.

La carlingue du bimoteur immatriculé C-FQQB, qui était équipé d'un détecteur de champs magnétiques au bout de son empennage, a été retrouvée sur le dos. Contrairement à l'information qui a circulé au début, les corps des deux pilotes Francis Boisseau-Tremblay, 25 ans, résidant de Saguenay, et d'Antoine Gilet, 24 ans, originaire de la France, mais domicilié à Saguenay, étaient à bord.

Selon Mme Langevin, le vol devait être effectué en palier à 300 pieds au-dessus du sol et pour l'instant, le BST n'a pas en main les informations concernant la hauteur des fils qui sont responsables de l'écrasement. L'enquêteure n'avait pas non plus en main la dernière édition de la carte de navigation à vue pour le secteur, et ne pouvait donc pas déterminer si les fils électriques étaient identifiés. Ce sont toutes des données qui seront prises en compte pendant l'enquête.

De même, les enquêteurs vont analyser le profil des deux pilotes afin de vérifier leur niveau de compétence ainsi que leur emploi du temps dans les heures et les jours précédant la tragédie, afin de déterminer s'ils ont bénéficié des heures de repos prévues par les règlements de Transport Canada.

Le vol à basse altitude à grande vitesse requiert un haut degré de vigilance, surtout en territoire inconnu, car même si on a des cartes aéronautiques, il peut y avoir des obstacles non répertoriés. Les pilotes doivent donc être frais et dispos.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer