Le chef de police témoignerait

Le chef de la police de Saguenay, Denis... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le chef de la police de Saguenay, Denis Boucher.

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Le chef de la Sécurité publique de Saguenay, Denis Boucher, pourrait bien devoir témoigner au procès de son policier Philippe Lajoie, qui lui aussi pourrait être appelé à donner sa version des faits.

Selon les informations obtenues, M. Boucher aurait reçu un subpoena de la défense afin de se rendre au Palais de justice de Chicoutimi, lundi et mardi, dans le but de répondre à diverses questions en lien avec l'affaire Lajoie.

Le procès du policier, accusé de voies de fait simple, devrait se terminer cette semaine au Palais de justice de Chicoutimi.

Me Dominic Bouchard, avocat en défense, n'a pas voulu commenter nos informations sur la présence ou non du chef de police, précisant qu'il n'a pas l'habitude de dévoiler l'identité des personnes qu'il entend interroger durant un procès.

Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, préside le procès où l'agent Lajoie aurait utilisé une force plus que nécessaire pour maîtriser un individu en état d'ébriété sur le stationnement de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

L'événement s'est produit dans la nuit du 5 au 6 novembre 2015 à la suite d'une soirée bien arrosée. Un individu se trouvait endormi dans sa voiture et en état d'ébriété. Le policier Lajoie est parvenu à faire sortir l'homme et à le mettre en état d'arrestation pour garde et contrôle d'un véhicule à moteur en ayant les facultés affaiblies.

Si tout semblait se dérouler correctement, une vidéo démontre que l'homme a été projeté au sol. Les responsables de la sécurité de l'UQAC ont vu les images et les ont soumises à la Sécurité publique de Saguenay.

Enquête à l' interne

Une enquête a été menée à l'interne et le dossier a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui a déposé les accusations criminelles contre le patrouilleur.

Au cours du procès, les images vidéo ont été présentées au tribunal. Me Dominic Bouchard, en défense, a tenté d'obtenir une décision afin que les images ne soient pas admises en preuve, car il manque une séquence de deux à trois minutes d'enregistrement des images qui pourraient peut-être expliquer pourquoi le policer a mis l'homme au sol, alors que celui-ci était déjà menotté.

Mais le juge Lortie a rejeté les demandes de la défense et a admis les images.

Cela pourrait faire en sorte que Philippe Lajoie vienne témoigner afin d'expliquer ce qui s'est passé entre le moment de l'arrestation et celui où l'homme s'est retrouvé face contre terre.

Il faut savoir que cet individu n'a jamais porté plainte contre le policier et n'est pas venu témoigner sur la situation.




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