À 56 ans, il agit « comme un enfant »

Palais de justice de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Palais de justice de Chicoutimi

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Âgé de 56 ans, le Chicoutimien Gaétan Savard a agi comme un enfant qui n'avait pas sa suce lorsqu'il a décidé de briser la fenêtre d'un restaurant pour... attirer l'attention, estime le juge Jean Hudon.

L'homme sans travail s'est présenté devant la Cour du Québec afin de plaider coupable à des accusations de méfait et de bris de probation.

L'an dernier, au cours d'une rencontre avec des amis dans un restaurant de Saguenay, Savard ne parvient pas à obtenir l'attention de ses compagnons.

« À un moment donné, il leur dit qu'il était pour fracasser la fenêtre s'ils ne l'écoutaient pas. Ils ne l'ont pas fait et Savard est allé briser la vitre », a expliqué Me Nicole Ouellet, procureure de la Couronne, lors de la comparution de l'individu au Palais de justice de Chicoutimi.

« Il est difficile de comprendre les agissements de l'accusé. Il a agi comme un enfant qui n'avait pas ce qu'il voulait immédiatement », a poursuivi Me Ouellet.

Me Jean-François Têtu, qui défend les intérêts de Gaétan Savard, a fait valoir au tribunal que l'accusé avait payé la facture pour le remplacement de la fenêtre fracassée.

« Même s'il ne travaille pas, il a été en mesure de rembourser la somme de 600 $ au propriétaire du restaurant. Il est toujours le bienvenu au restaurant et est toujours en contact avec ses amis », d'indiquer Me Têtu.

Les deux procureurs ont présenté une suggestion commune au juge Hudon. Même si l'individu possède des antécédents judiciaires, notamment en matière de violence, ils ont proposé la réalisation de 50 heures de travaux communautaires et une probation de deux années.

Après avoir accepté le plaidoyer de culpabilité de Savard, le magistrat y est allé de quelques commentaires.

« Je trouve assez difficile de comprendre effectivement vos agissements. Je crois que vous avez un problème d'impulsivité. »

« On dirait que vous avez agi comme un enfant qui n'avait pas sa suce ou qui n'avait pas eu sa bouteille de lait », a conclu le juge Jean Hudon, avant de laisser l'individu sortir de la salle d'audience.




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