Affaire Jean Leclerc: la défense testera la preuve

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Jean Leclerc sait qu'il passera plusieurs mois en prison avant que sa cause ne soit entendue devant un juge et un jury.

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Accusé de tentative de meurtre sur un voisin, Jean Leclerc a confirmé, vendredi matin, son intention d'être jugé devant un juge et un jury. Mais auparavant, il veut voir tenir son enquête préliminaire.

L'homme de 65 ans s'est présenté devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, afin de planifier les prochaines étapes judiciaires.

Leclerc est accusé d'avoir donné des coups de couteau à un voisin de logement dans la nuit du 16 février sur la rue Taché à Chicoutimi, à la suite d'une plainte pour bruit de son voisin. 

L'accusé s'était enfui de la résidence après avoir pris soin, selon la preuve entendue jusqu'à présent, de cacher le couteau dans un sac de vêtements appartenant à sa colocataire. 

Le client de l'avocat Julien Boulianne aura donc droit à son enquête préliminaire le 1er mai. Trois témoins devraient être entendus.

« Ce que l'on désire avec l'enquête préliminaire, c'est de tester la preuve détenue par le ministère public. Je veux en savoir davantage. »

« Car il peut y avoir une différence entre ce qui est écrit dans un rapport sur un interrogatoire et de l'entendre de la bouche même du témoin », note Me Boulianne.

Celui-ci fait notamment référence au témoignage de la colocataire de Leclerc. 

La dame a d'abord refusé de commenter les événements devant une caméra. Par contre, elle a accepté de rédiger une déclaration sur ce qui était survenu.

Une fois l'enquête préliminaire tenue, dont la durée prévue est de quelques heures, le dossier de Jean Leclerc devrait être renvoyé aux assises criminelles de la Cour supérieure du Québec en septembre 2017. 

En détention

À partir de là, les parties conviendront, avec le juge coordonnateur, d'une date pour la tenue du procès devant un juge et un jury.

« J'ai le mandat de mon client de contester les accusations et d'aller devant jury. M. Leclerc n'entrevoit même pas une possibilité de négocier quoi que ce soit pour le moment », a soutenu Me Boulianne.

Jean Leclerc demeurera donc incarcéré jusqu'à la conclusion des procédures judiciaires. En début de semaine, le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a refusé de remettre l'homme aux nombreux antécédents judiciaires en liberté.

Il faut savoir que le sexagénaire possède une feuille de route criminelle bien garnie. Il a été condamné à deux ans moins un jour, à 30 mois et à 54 mois de détention pour trois vols qualifiés en 1992, 1997 et 2003.

L'individu estime à plus de 17 années ses séjours derrière les barreaux depuis qu'il a atteint l'âge adulte.




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