Du GHB à des amis: Côté-Vachon plaide coupable

Olivier Côté-Vachon a réglé ses dossiers devant le... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Olivier Côté-Vachon a réglé ses dossiers devant le tribunal et pourrait recevoir sa sentence en mai. Il a repris sa liberté.

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Le militaire Olivier Côté-Vachon, qui a fourni du GHB à quatre amis lors d'une fête de la nouvelle année en 2015, plaide coupable à du trafic d'une substance interdite et à de la négligence criminelle à l'endroit de deux victimes.

Après avoir passé la journée de mardi à subir son enquête de remise en liberté, le jeune homme de 28 ans y a mis un terme, a renoncé à un procès devant un jury et a décidé de reconnaître les faits qui lui sont reprochés, incluant des bris de remise en liberté.

Il faut se souvenir que le 30 décembre 2015, les ambulanciers et les policiers ont été appelés en urgence à la résidence de Côté-Vachon, sur la rue Saint-Hubert, à Jonquière, pour aider des gens en détresse.

Les quatre victimes, qui ont ingurgité du GHB mélangé à de la boisson, ont dû être traitées aux soins intensifs. Deux des victimes ont été intubées et une a subi des manoeuvres de réanimation.

« Les victimes n'étaient pas au courant de ce qu'elles ingéraient. Nous avons aussi pu déterminer que l'accusé a échangé plusieurs informations sur son cellulaire en lien avec le GHB. Le fait d'avoir fait ça et d'avoir donné du GHB à ses victimes constitue du trafic », a mentionné Me Michaël Bourget, procureur de la Couronne.

Me Charles Cantin, avocat en défense, a indiqué que son client n'a pas posé ces gestes dans le but de faire de l'argent ou pour monter dans une organisation criminelle.

« Mon client n'est pas un trafiquant comme on l'entend. Ce fut fait dans un contexte festif. Mais comme il a rendu la drogue disponible, cela constitue du trafic par le fait même », de noter Me Cantin, qui a pu permettre à Côté-Vachon de reprendre sa liberté.

Un rapport présentenciel a été demandé avant de déterminer la sentence à imposer au trafiquant de drogue.

Débat à venir

Lors du retour des parties devant le tribunal, prévu le 31 mai, au-delà des représentations sur sentence, les parties discuteront de la saisie des montants d'argent qui ont été remis par l'accusé et les proches pour assurer sa bonne conduite durant sa liberté.

Côté-Vachon a déposé 1000 $ en argent et a soumis 30 000 $ sans dépôt. Sa mère a remis 1000 $ et s'est engagée pour 15 000 $ sans dépôt. La grand-mère a posé le même geste, soit 15 000 $ sans dépôt.

« En raison des bris de condition, il est possible que les dépôts effectués par les proches puissent être perdus », a annoncé Me Bourget.

Cette décision a soulevé l'ire du criminaliste, précisant que cet aspect n'avait pas été abordé durant les négociations.

« C'est la première fois que je vois ça dans ma carrière. Je vous annonce un long débat sur la question. Il est certain que je vais faire valoir ma position, car les sommes impliquées sont importantes », indique Me Cantin.




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