Elle plaide coupable d'avoir fraudé des aînés

Sylvie Petitpas (en avant) a plaidé coupable à... (Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin)

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Sylvie Petitpas (en avant) a plaidé coupable à de la fraude auprès de personnes âgées, pendant qu'un membre de sa famille y est allé de doigts d'honneur envers les photographes.

Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin

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Sylvie Petitpas, l'ex-conjointe du fraudeur Jonathan Bergeron, a plaidé coupable à des accusations de supposition de personne et d'avoir fraudé par supercherie pour une somme de plus de 51 000 $ un couple de personnes âgées. La détention ferme pourrait attendre la femme de Chicoutimi.

La page est sur le point d'être tournée pour les deux personnes âgées flouées (le monsieur est décédé en décembre) par ce duo de malfaiteurs.

Entre le 20 juin et le 12 août 2015, Bergeron et Petitpas ont vidé les comptes bancaires des deux octogénaires de Chicoutimi. Au terme des deux mois de fraude, la dame s'est aperçue qu'il ne lui restait plus que 300 $, alors qu'elle avait plus de 55 000 $ dans les mois précédents, une somme provenant de la vente de la maison familiale.

Toute cette histoire a commencé il y a quelques années, lorsque Bergeron, 32 ans, a rencontré l'une des victimes à la Soupe populaire, où elle agissait comme bénévole. Une amitié s'est développée.

Bergeron en est venu à accomplir divers travaux pour les personnes âgées et à les aider à faire des emplettes.

« Au début, c'est Jonathan Bergeron (22 mois de détention) qui a utilisé la carte de débit de la victime. Celle-ci avait de la difficulté avec le guichet automatique », a expliqué Me Karen Inkel, procureure de la Couronne.

Mais ensuite, Sylvie Petitpas est embarquée dans l'affaire. Elle a effectué de nombreux retraits au guichet automatique. Elle a soutiré pour environ 30 000 $ lors de 135 retraits. Elle a aussi fait 65 transactions avec la carte de débit pour une somme de 26 000 $.

« La fraude était uniquement mercantile. Pas pour se payer à manger ou rembourser des dettes, mais pour acheter des bijoux, prendre de la boisson et aller au restaurant. Mme Petitpas s'est même acheté une voiture, qui a été saisie. Elle s'est fait poser un diamant en ornement sur une dent (qui n'a pu être récupéré) », a repris Me Inkel.

Me Jean-Roger Brodeur, en défense, a tenté d'expliquer l'implication de sa cliente dans cette affaire.

« Elle était convaincue que son conjoint (à l'époque) avait obtenu un emprunt de la dame. Elle a bénéficié d'un train de vie exagérée durant un certain temps. Même avec la carte de débit, elle croyait qu'elle avait été prêtée à son conjoint. Je lui ai expliqué qu'il y avait une limite à être naïve dans la vie, d'où le plaidoyer de culpabilité », a mentionné Me Brodeur.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, n'a pas rendu sa décision, car un rapport présentenciel a été demandé. Celui-ci sera confectionné au cours des mois à venir.

Me Brodeur a laissé voir qu'il demanderait probablement une sentence de 90 jours de détention (les fins de semaine) pour sa cliente, alors que Me Inkel n'a pas encore fait part de ses intentions.




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