Une amende de 700 $ pour un coup de canne

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Mélanie Lavoie a reconnu sa culpabilité d'avoir donné un coup de canne à un parent lors d'un match de hockey mineur.

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Un bref écart de conduite aura coûté 700 $ à la Baieriveraine Mélanie Lavoie. Elle a reconnu sa culpabilité d'avoir donné un coup de canne à un parent lors d'un match de hockey mineur. La dame obtient une absolution inconditionnelle.

Le dossier a été réglé mercredi matin au Palais de justice de Chicoutimi. La cliente de Me Dominic Bouchard devait subir son procès, mais les discussions entre Me Bouchard et Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ont permis d'en arriver à un terrain d'entente et d'éviter la tenue d'un procès. L'homme, qui avait été frappé à la main, était présent au tribunal.

L'événement est survenu le 13 mars 2016 lors d'un match de séries entre le National de La Baie et les Marquis de Jonquière midget B, à l'aréna Jean-Claude Tremblay.

La tension était palpable sur la glace et dans les gradins en raison de l'historique de grabuge entre les deux formations. Les choses ont dégénéré quand un hockeyeur de Jonquière a reçu un double-échec. Il a quitté la patinoire avec l'aide du soigneur.

En raison du pointage nettement en faveur de la formation jonquiéroise, l'officiel a pris la décision de mettre un terme à la rencontre, soulevant l'ire de certains parents.

Au moment de sortir de la patinoire, un membre des Marquis a eu droit aux commentaires peu élogieux de Mélanie Lavoie. L'entraîneur de l'adolescent a fait savoir que ces propos n'étaient pas appropriés.

La scène filmée

La conversation a pris de l'ampleur. Un spectateur a décidé de filmer la scène avec son cellulaire. L'entraîneur de la formation baieriveraine, conjoint de l'accusée, a arraché le téléphone des mains du caméraman d'occasion et l'a lancé sur la surface glacée, fracassant par le fait même l'appareil.

Mercredi, Mélanie Lavoie a enregistré un plaidoyer de culpabilité et a remboursé le coût d'achat du nouveau cellulaire de la victime, soit une somme de 700 $.

Les deux procureurs au dossier ont convenu de soumettre une absolution inconditionnelle pour la dame, étant donné que celle-ci veut rouvrir une garderie en milieu familial (elle en a eu une durant 12 ans). Pour réaliser son projet, elle ne doit pas avoir d'antécédents judiciaires.

« Je regrette amèrement la situation. Je n'ai jamais été colérique. Toute cette histoire m'a bouleversée. J'ai eu ma leçon. Maintenant, lorsque j'assiste à un match de hockey, j'ai tendance à me retirer, à m'asseoir plus loin de ceux qui veulent chialer », a noté Mme Lavoie, en réponse à une question du juge Boudreault.

« Mon garçon n'était pas très fier de moi. Moi non plus d'ailleurs », a-t-elle ajouté.

Le magistrat n'a eu aucune hésitation à accorder l'absolution inconditionnelle.

« Je crois que les émotions et les sentiments ont pris le dessus. Je vous vois très émotive devant moi. Je crois que ce fut un événement isolé. Vous avez eu une mauvaise réaction durant quelques secondes.»

« Si je ne vous accordais pas l'absolution inconditionnelle, ça ferait en sorte que la peine serait disproportionnée par rapport à l'infraction. On va fermer les livres sur cette histoire », a conclu le juge Michel Boudreault.

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