Une interdiction de conduire difficile à comprendre

Personne ne sait si Daniel Tremblay, du boulevard Sainte-Geneviève à... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Personne ne sait si Daniel Tremblay, du boulevard Sainte-Geneviève à Chicoutimi-Nord, viendra à comprendre le message qu'une interdiction de conduire signifie qu'il n'a pas le droit de conduire, et ce, en tout temps.

L'homme de 62 ans a pris le chemin de la prison pour une période de 12 mois, mardi matin, après avoir plaidé coupable à une quatrième accusation de conduite pendant interdiction, dont sa deuxième en l'espace de huit mois. À noter que durant cette période, Tremblay a passé quelques mois derrière les barreaux.

Le client de Me Jean-Marc Fradette a été arrêté le 25 janvier. Son véhicule s'était enlisé dans une lame de neige du boulevard de la Grande-Baie Nord, à La Baie. Le sexagénaire essayait de se sortir du pétrin lorsque des employés de la ville sont allés s'enquérir de la situation.

« M. Tremblay leur a dit qu'il avait voulu éviter un camion et qu'il s'était retrouvé dans le banc de neige. Les employés ont senti une odeur d'alcool et ont communiqué avec les policiers. À l'arrivée des agents, l'accusé avait fui les lieux », a expliqué Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, procureure de la Couronne.

« Les policiers ont pu le retracer au domicile de sa conjointe. Il a dit avoir consommé, mais les agents n'ont pu démontrer qu'il était en état d'ébriété », a repris Me Hamelin-Gagnon.

Tremblay a avoué aux agents qu'il avait quitté les lieux parce qu'il se savait dans le trouble, en raison de son interdiction de conduire et du fait qu'il sortait de prison.

Le 21 avril 2016, Tremblay a plaidé coupable à une quatrième conduite avec les facultés affaiblies. Il a été condamné à 90 jours (discontinus) de détention et à une interdiction de conduire de trois années.

Mais le 20 mai 2016, un mois plus tard, il a été arrêté au volant de son véhicule sachant que ça lui était interdit. Il s'agissait d'une troisième infraction du même genre. Le juge l'a envoyé en prison pour six mois et a émis une autre ordonnance d'interdiction de conduire de quatre ans.

« Ce n'est pas un mauvais bougre. Il est ébéniste et travaille fort. Il faut aussi savoir que son coffre à outils n'est pas plein. M. Tremblay comprend difficilement qu'il ne peut conduire pendant une interdiction », de préciser Me Fradette.

Avant que le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, n'entérine la suggestion commune, Tremblay y est allé de quelques commentaires.

« Je peux vous dire que je ne conduirai plus. J'ai compris le message. Je vais conduire lorsque je récupérerai mon permis de conduire. Et je dois vous dire que je n'ai jamais eu d'accident lorsque je conduisais », a-t-il mentionné.

Un commentaire qui a laissé perplexe la procureure de la Couronne, mais aussi le juge Simard.

« Je ne comprends pas que l'accusé ne comprenne pas qu'il ne peut pas conduire. Il est le seul responsable de ce qui lui est arrivé et ce qui va lui arriver. Il n'est pas en mesure de respecter les ordonnances de la Cour », de dire le magistrat.

Ce dernier a confirmé la détention de 12 mois et a ajouté une interdiction de conduire de cinq années à la sortie de prison de l'individu.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer