Des aînés fraudés pour 51 000$: Jonathan Bergeron écope de 22 mois

Jonathan Bergeron réfléchira à ses gestes à la... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jonathan Bergeron réfléchira à ses gestes à la prison de Roberval. Sa conjointe, Sylvie Petitpas (à l'arrière) plaidera coupable en février.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Jonathan Bergeron passera les 22 prochains mois en prison pour avoir fraudé un couple de personnes âgées pour 51  560 $, soit les économies de toute une vie.

La sentence est tombée jeudi en fin d'après-midi, lorsque le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a penché du côté de la suggestion de Me Karen Inkel, de la Couronne, qui réclamait deux ans moins un jour de détention ferme. La défense demandait plutôt de 10 à 12 mois de prison.

Au cours des derniers mois de 2016, Bergeron, 32 ans, a enregistré un plaidoyer de culpabilité pour une fraude de plus de 5000 $, une fraude à l'identité et pour l'utilisation d'une arme à feu de façon négligente. Sylvie Petitpas, sa conjointe, est accusée de fraude et devrait plaider coupable le 16 février. 

Avant les représentations sur sentence, l'une des deux victimes, une dame âgée de 84 ans, est venue raconter toutes les conséquences sur son couple.

Elle a fait part au magistrat que son mari, décédé quelques jours avant la période des Fêtes, et elle avaient tout perdu dans cette mésaventure.

« Les économies que nous avions, c'était à la suite de la vente de notre maison », a-t-elle indiqué lors de son témoignage.

Bergeron, qui possède des antécédents de fraude (il doit plaider coupable sous peu à une fraude à l'endroit des propriétaires d'une salle de réception où il a fait un chèque sans fond), a connu les victimes à la Soupe populaire. 

L'octogénaire était bénévole au sein de l'organisme depuis plus de 20 ans. Elle a créé certains liens avec Bergeron. 

Le couple lui a fait confiance au point de lui confier ses cartes de débit et de crédit, incluant les numéros d'identification personnelle (NIP).

En l'espace de deux mois, le duo de fraudeurs a retiré plus de 50 000 $ des comptes bancaires. Bergeron et Petitpas avaient aussi dérobé des bijoux et vendu le véhicule des victimes, des biens qui ont pu être récupérés.

« Lors du témoignage, la dame n'a pas jeté de blâme sur les accusés. Elle n'a pas été vindicative non plus. Elle voulait raconter les conséquences vécues. Elle a passé des nuits blanches à se demander comment elle pourrait s'en sortir. Même son défunt mari s'inquiétait de savoir ce qui arriverait à son épouse lorsqu'il ne serait plus là. La dame est juste contente de pouvoir tourner la page en partie », mentionne Me Inkel.

« Je suis très satisfaite de la sentence imposée. Le juge a tenu compte des antécédents judiciaires de l'accusé (240 heures de travaux communautaires pour une fraude de 6000 $ en 2005) et des véritables dommages causés aux victimes », a conclu la représentante de la Couronne.

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