Nature 3 M paye 5000 $ d'amende pour transport illégal d'une peau d'ours polaire

L'entreprise Nature 3 M de Normandin et un homme de Repentigny doivent payer... (123RF)

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Louis Potvin
Le Quotidien

L'entreprise Nature 3 M de Normandin et un homme de Repentigny doivent payer une amende de 10 000 $ pour le transport illégal d'une peau d'ours polaire.

L'entreprise appartenant à Mario Bilodeau et Marcel Laplante devra donc payer 5000 $, tout comme Marcel Parisien, pour cette infraction fédérale. C'est le 20 janvier qu'ils ont reçu cette peine pour l'exportation d'une peau d'ours polaire du Québec vers d'autres provinces. Ils ont enfreint la Loi sur la protection d'espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial.

Cette infraction découle d'une enquête menée par les agents d'application de la loi d'Environnement et Changement climatique Canada conjointement avec les agents de protection de la faune du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

Mario Bilodeau a décidé de payer cette amende, car il aurait coûté trop cher de se défendre. « Ça fait trente ans que je fais le commerce de fourrure et j'ai toujours respecté les lois et j'ai toujours eu les permis nécessaires. Pour cette fois là, j'avais acheté une peau de monsieur Parisien qui n'avait pas de permis, mais il s'était fait dire qu'il n'en avait pas besoin par une dame du ministère. Ce n'est pas la première fois que je lui achetais une peau et j'en ai vendu partout dans le monde. Je n'ai rien à me reprocher, mais à cause de toute cette histoire-là, je passe pour un criminel. Ça me déçoit énormément », déplore-t-il.

Pour faire l'exportation interprovinciale de peaux d'ours polaire, les personnes doivent détenir un permis. « Les exportations hors du Québec ne sont permises que si les exigences réglementaires provinciales en cette matière ont été respectées et que les documents appropriés accompagnent les spécimens visés », explique-t-on dans un communiqué.

Une réglementation que M. Bilodeau a toujours scrupuleusement respectée, assure-t-il. « S'il y en a un qui est pour la défense des animaux et fait tout pour les protéger, c'est bien moi ! Je trouve scandaleuse la manière dont se sont comportés les agents quand ils sont venus dans mon commerce pour me dire que j'étais en état d'arrestation. Je n'en croyais pas mes oreilles. »

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