La prison pour des attouchements sur une mineure

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Le magistrat a considéré plusieurs facteurs aggravants contre Jean-Marc Campion, comme les répercussions sur la victime, son manque d'empathie et son déni tout au long des procédures.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Jean-Marc Campion passera les 12 prochains mois en prison pour avoir fait des attouchements sexuels sur Marijane Bonenfant, la petite-fille de sa conjointe.

Pendant les procédures, Jean-Marc Campion sortait ou entrait... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 1.0

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Pendant les procédures, Jean-Marc Campion sortait ou entrait rapidement de la salle d'audience pour éviter d'être photographié.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Le juge Pierre Lortie s'est rangé du côté de la suggestion de la Couronne qui demandait un an d'emprisonnement. Il a aussi accepté de lever l'interdiction de publication qui protégeait la victime. Cette dernière et les membres de sa famille tenaient à parler pour inciter les victimes à ne pas avoir peur de dénoncer et porter plainte contre leur agresseur (voir autre texte).

Le juge Lortie a tenu à s'adresser directement à l'homme originaire de Saint-Félicien pour lui faire saisir la gravité de ses gestes. «Jean-Marc Campion, vous avez abusé de la confiance d'une jeune fille qui vous aimait comme un grand-père et causé un tsunami auprès d'une famille qui vous avait accueilli. Vous devez maintenant assumer les conséquences de vos gestes», lui a-t-il adressé avant de lui imposer une peine de 12 mois d'emprisonnement.

Le magistrat a considéré plusieurs facteurs aggravants comme les répercussions sur la victime, son manque d'empathie et son déni tout au long des procédures. «Les événements et le processus judiciaire ont causé du stress et de l'anxiété et affecté son rendement scolaire. Le rapport présententiel est négatif. L'agent note les éléments suivants: absence d'empathie envers la victime (''la petite raconte des osties de menteries'') et dégoût envers le processus d'aide (''c'est une crisse de perte de temps'')», a-t-il indiqué.

De plus, le juge a souligné le fait que Campion refusait de reconnaître sa déviance sexuelle. «Il n'a aucune remise en question. De plus, il blâme les tribunaux et la société et recherche un appui dans son déni auprès de son entourage. Il ne démontre aucune ouverture pour une thérapie.»

Pierre Lortie lui impose donc de réaliser une thérapie. Il aura une probation de deux ans. Il se retrouvera sur le registre des délinquants sexuels et ne pourra se retrouver en présence d'une personne mineure sans accompagnement pour une période de 10 ans.

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