Accident mortel sur la 172: Gabriel Vachon rend hommage à son ami qui lui a sauvé la vie

Gabriel Vachon se remet tranquillement de ses blessures.... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Gabriel Vachon se remet tranquillement de ses blessures.

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« Il m'a sauvé la vie. C'est ce que je dis à tout le monde. S'il n'avait pas donné un coup de volant à la dernière seconde, je crois que je serais probablement mort aussi », raconte Gabriel Vachon, au lendemain de l'accident de la route qui a emporté son ami, Pascal Bernier. Les deux jeunes hommes ont été impliqués dans une collision sur la route 172, entre Saint-Ambroise et Saint-Nazaire.

L'impact est survenu jeudi, entre Saint-Ambroise et Saint-Nazaire.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

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L'impact est survenu jeudi, entre Saint-Ambroise et Saint-Nazaire.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Joint par téléphone vendredi soir alors qu'il se trouvait encore à l'hôpital, Gabriel s'en sort relativement bien. Il a des contusions aux côtes, au bassin et aux jambes, en plus d'une commotion cérébrale et d'un début d'infection pulmonaire. « J'ai de la misère à me tenir debout, parce que je deviens étourdi, et j'ai des trous de mémoire, explique-t-il. J'ai de la difficulté à me souvenir de choses qui se sont passées dans la journée. Mais le pire, c'est mon coeur brisé. »

Il mentionne toutefois qu'il remarque une amélioration de ses blessures physiques.

« Je peux me compter chanceux. Ça aurait pu être pire », croit toutefois le jeune homme de presque 22 ans.

En effet, il mentionne que l'impact a été très brutal. « On voyait le camion qui descendait la côte et qui commençait déjà à déraper. Ça s'est passé très rapidement. Il prenait toute la route. C'était inévitable, on savait qu'il y allait avoir une collision. Au dernier moment, Pascal a donné un coup de volant, alors on a frappé le derrière de la cargaison. C'est lui qui a absorbé tout l'impact. Moi j'ai eu le contre-choc. J'ai perdu connaissance. La seule chose dont je me souviens du moment de l'accident, c'est que j'ai regardé sur le côté et que j'ai dit "oh shit" (sic) », raconte Gabriel Vachon.

Lorsqu'il s'est réveillé, il se trouvait encore sur le siège du côté passager. « Je me suis tourné et j'ai vu Pascal sans connaissance. J'ai tout fait. J'ai crié, je l'ai secoué, je l'ai frappé. Je pleurais en lui disant de se réveiller et qu'il ne pouvait pas me laisser seul ici », se rappelle-t-il.

« Quand j'ai vu qu'il n'y avait rien à faire, je me suis dit que je ne voulais pas mourir d'hypothermie. J'ai sorti un bras pour faire des signes aux autres voitures, pour montrer que j'étais vivant. J'ai réussi à me sortir de l'auto et il y a un monsieur et une madame qui se sont arrêtés pour m'aider. »

Le jeune homme explique que ce sont eux qui ont contacté les secours, et qu'ils l'ont installé dans leur voiture pour le réchauffer. Ils ont également essayé de le calmer en attendant les ambulances. « Je voulais absolument parler à mes parents », ajoute Gabriel.

Pascal Bernier et Gabriel Vachon se connaissaient depuis... (Courtoisie) - image 2.0

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Pascal Bernier et Gabriel Vachon se connaissaient depuis près de quatre ans.

Courtoisie

Pascal Bernier et Gabriel Vachon se connaissaient depuis près de quatre ans. C'est à ce moment que Pascal a commencé à travailler à la même épicerie que Gabriel.

« On est tout de suite devenus de bons amis, mentionne le survivant. On jouait souvent au hockey ensemble. »

Jeudi matin, Gabriel et Pascal souhaitaient se rendre à Saint-Thomas-Didyme. « Pascal m'avait demandé de l'accompagner parce qu'il voulait aller porter des CV dans un moulin là-bas. C'est assez loin, mais ça ne me dérangeait pas. On est parti tôt même si ce n'était pas très beau. Nous nous sommes dit que nous n'étions pas pressés et que nous n'irions pas vite. On s'est vraiment dit qu'on voulait arriver là vers midi. »

« Je vais me souvenir d'un grand frère, affirme Gabriel Vachon. On avait quelques années de différence, alors il était capable de me conseiller lorsque je lui posais des questions sur ce qui se passait dans ma vie. Ça ne me gênait pas de lui demander de l'aide. »

Selon certains collègues de Pascal Bernier, il était souriant, drôle, toujours de bonne humeur, travaillant, en plus d'avoir le coeur sur la main.

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