Alcool au volant: amende de 1200 $ et interdiction de conduire pour Michel Morin

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L'accusé a finalement écopé d'une amende et ne pourra conduire un véhicule pendant deux ans.

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Michel Morin s'était engagé, en octobre dernier, à plaider coupable à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies. Mais au moment de le faire, vendredi matin, il a voulu changer d'idée et d'avocat et en profiter pour remettre son dossier à une date ultérieure. Sa demande n'a été acceptée qu'en partie et il a finalement écopé d'une amende et ne pourra conduire un véhicule pendant deux ans.

Le retraité d'une cinquantaine d'années a été arrêté le 10 janvier 2012 à la suite d'un appel d'un citoyen. Celui-ci avait remarqué que l'accusé avait une conduite erratique.

Au moment de l'arrestation, les policiers ont remarqué que l'individu avait les yeux injectés de sang, la bouche pâteuse et de la difficulté à se déplacer et à comprendre ce qu'on lui disait.

En plus, lors du test de dépistage d'alcool, il a des taux de .150 et de .164. Il a été mis en arrestation et mis en accusation.

À la suite de plusieurs discussions et environ 20 passages devant le tribunal, Morin et son avocat du moment, Me Sylvain Morissette, en étaient venus, le 24 octobre dernier, à une entente avec Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, pour présenter une suggestion commune au juge. L'accusé avait demandé un sursis avant d'enregistrer son plaidoyer. La date du 13 janvier avait été retenue.

Mais voilà qu'à la date prévue, Michel Morin a voulu modifier ses plans en voulant changer d'avocat et en demandant à retirer son plaidoyer de culpabilité.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a accepté que Me Morissette se retire du dossier. Mais il n'a pas accordé la permission à l'accusé de changer son plaidoyer de culpabilité.

Le magistrat a même fait réentendre l'enregistrement du passage de l'accusé, le 24 octobre, afin de lui rappeler ce qu'il avait dit à la Cour. Il avait bel et bien mentionné avoir reconnu sa culpabilité et l'avoir fait de façon libre et volontaire.

« Lorsque je l'ai fait, je me sentais coincé. C'est comme si je n'avais pas le choix. J'avais une défense à offrir, car je souffre de problèmes respiratoires importants. Ce soir-là, j'ai pris mon véhicule et j'ai perdu conscience », a-t-il tenté d'expliquer au juge.

Le juge Boudreault a bien compris la problématique de l'accusé, mais il arrive mal à s'expliquer que le problème de santé ait pu amener des taux d'alcool aussi élevés dans son organisme.

Aux questions du magistrat à savoir s'il reconnaissait les faits, Michel Morin a réitéré son plaidoyer de culpabilité et a dit le faire de façon libre et volontaire.

Il a écopé d'une amende de 1200 $ et il lui est interdit de conduire pour une période de deux ans, étant donné qu'il avait un antécédent de conduite en état d'ébriété datant de 2007. Son permis de conduire lui a été confisqué sur le champ.

« Je suis venu au tribunal avec ma voiture. Est-ce que je peux la reprendre pour retourner à la maison? », a demandé Michel Morin.

« C'est la première fois que l'on me pose cette question », a indiqué le juge Boudreault. « Mais non vous ne pouvez pas. Votre permis vous a été retiré et ça prend forme immédiatement », a ajouté le magistrat.

L'homme a fait savoir qu'il était pour appeler un de ses amis afin de le ramener à la maison.

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