Polyvalente de La Baie: un jeune sème l'émoi avec une arme-jouet

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Pendant près de trois heures, un périmètre de sécurité a été établi autour de l'École secondaire des Grandes-Marées de La Baie. Les résidents du secteur n'ont pu regagner leur domicile avant la fin de l'opération. Entre-temps, les policiers ont tenté de rassurer plusieurs parents inquiets qui se sont pointés sur place.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Un adolescent qui s'est promené avec une arme-jouet dans les environs de l'École secondaire des Grandes-Marées de La Baie a semé l'émoi et déclenché tout un processus de sécurité, jeudi, vers 14 h 30, monopolisant des dizaines de policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS). Heureusement, l'affaire a connu un heureux dénouement, mais il s'est tout de même écoulé trois bonnes heures avant que l'ensemble des étudiants et du personnel de la polyvalente, soit plus de 700 personnes, puissent rentrer à la maison.

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Un jeune qui se promenait en manipulant une arme-jouet près de l'École secondaire des Grandes-Marées de La Baie a semé l'émoi, jeudi après-midi. Le secteur a été fermé à la circulation et des dizaines de policiers ont été déployés afin de retracer le suspects. Pendant ce temps, les enseignants se sont enfermés dans les classes avec leurs étudiants comme le veut le plan de mesures d'urgence.

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Le branle-bas de combat a été déclenché peu après 14 h 30. Deux témoins ont alors appelé à la SPS pour les aviser «qu'un jeune circulait près de l'École secondaire des Grandes-Marées avec ce qui semblait être une arme de poing», a relaté le porte-parole, Bruno Cormier, vers 17 h 30, peu avant la levée des mesures d'urgence. «On a demandé à l'ensemble des policiers disponibles de se diriger vers la polyvalente. Des policiers déjà sur place ont procédé à une première vérification.»

Entre-temps, tous les policiers disponibles ainsi qu'une équipe d'enquêteurs ont été réquisitionnés et dirigés sur place pour installer un périmètre de sécurité et tenter de retracer l'individu en question. «Des discussions ont également eu lieu entre la direction de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et celle de l'école des Grandes-Marées pour leur expliquer la situation et prendre une décision conjointe de garder les élèves à l'intérieur», raconte l'agent Cormier.

Les directions de la CS et de l'école secondaire ont aussitôt ordonné la fermeture des portes de l'établissement. «Les policiers sont entrés dans l'école pour s'assurer que tout était sécuritaire. Les jeunes sont restés dans leur classe, en sécurité avec leur enseignant pendant tout ce temps. On leur a donné de l'information aux 15 minutes pour les rassurer et les informer de l'opération policière en cours. Par mesure de précaution, on les invitait à rester dans la classe. L'idée était vraiment d'être rassurants tout au long de cet événement qui a nécessité des mesures exceptionnelles», a indiqué en entrevue Hélène Aubin, responsable des communications de la CS.

Les trois principales rues donnant accès à la polyvalente sise sur la rue John-Kane ont été fermées. Même les résidants des environs de l'école secondaire n'ont pu retourner à leur domicile avant 17 h 35.

Pour jouer

Le suspect a finalement été retracé et rencontré par les enquêteurs. Le jeune a confirmé qu'il circulait effectivement dans le secteur en s'amusant avec son arme-jouet. Il a affirmé qu'il n'avait nullement l'intention de faire peur ou de faire du mal à qui que ce soit.

À première vue, le porte-parole de la Sécurité publique ne croit pas que le jeune puisse être accusé de méfait public ou autres accusations, «puisqu'il n'y a rien qui interdise la possession d'une arme-jouet et que le jeune n'avait pas de mauvaise intention».

Par contre, la SPS profite de l'occasion pour sensibiliser la population quant aux impacts engendrés par le fait de se promener publiquement avec une arme-jouet, car les corps policiers et les établissements publics ne peuvent pas prendre de chances, surtout avec les tragédies qui sont survenues au cours des derniers mois, notamment aux États-Unis.

Un plan de mesures d'urgence bien exécuté

Les étudiants de l'école secondaire des Grandes-Marées de La Baie auront été les premiers à vivre concrètement le plan de mesures d'urgence mis de l'avant depuis trois ans dans les écoles primaires et secondaires du territoire de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

Les quelque 700 jeunes qui fréquentent l'établissement et la centaine de membres du personnel ont en effet appliqué le confinement dans les classes pendant les quelque trois heures qu'aura duré l'opération policière pour retrouver un jeune présumé armé aperçu dans le secteur. La police municipale a aussitôt mis en place le dispositif de sécurité prévu de concert avec la direction de la Commission scolaire et celle de la polyvalente de La Baie.

Grosso modo, les professeurs réunissent leurs étudiants dans leur classe respective, verrouillent la porte et placent un carton noir dans la vitre. Ils saisissent et ferment tous les cellulaires et demandent aux jeunes de garder le silence. «Les cellulaires sont saisis parce que dans ce genre de situation, les réseaux deviennent surchargés et parce qu'on ne veut pas que de fausses rumeurs se propagent», explique Hélène Aubin, responsable des communications à la CS.

Plusieurs parents se sont d'ailleurs inquiétés de ne pouvoir joindre leur progéniture par cellulaire ou texto et plusieurs se sont pointés aux abords des barrières érigées par les policiers qui les informaient de la situation dans la mesure du possible tout en précisant que les jeunes étaient en sécurité et que le présumé suspect n'avait pas franchi les portes de l'école. Les directions de l'école et de la CS ont conjointement émis un communiqué et diffusé de l'information aux parents dans la mesure des faits qu'elles pouvaient divulguer.

Heureusement, l'événement a connu un heureux dénouement et tant les autorités policières que scolaires se sont dites satisfaites de l'application des mesures d'urgence et du déroulement des événements. Un bilan sera évidemment dressé au cours des prochains jours. «On va évidemment rencontrer la direction de l'école pour voir ce qui a bien fonctionné et ce qui a moins bien fonctionné et nous allons faire le même exercice de notre côté», a indiqué Bruno Cormier, porte-parole de la SPS.

«À ma connaissance, c'est la première fois que les mesures de confinement sont appliquées et, de ce que j'ai vu, ça s'est fait rapidement et la procédure a bien fonctionné. Il y a de petites choses à corriger, mais c'est normal», a-t-il conclu.

La porte-parole de la CS a elle aussi eu un bon mot pour le personnel et les jeunes qui ont appliqué les mesures avec efficacité. «C'est un bon test, mais heureusement, l'opération s'est bien déroulée, dans le calme, et surtout, ça se termine bien. Tout le monde a vraiment bien fait ça. À 17 h 58, tous les jeunes étaient dans l'autobus et sur le chemin du retour à la maison.»

«Les jeunes ont vraiment bien fait ça. Quand on leur fait faire des exercices, on se demande si ça va les marquer ou s'il va y avoir de l'anxiété, mais c'est épatant de les voir réagir. Oui, il est possible qu'il y ait des réactions à retardement. On va le voir demain (vendredi)», a-t-il indiqué, en précisant que l'une équipe d'intervenants psychosociaux sur place sera à l'affût pour aider les jeunes à verbaliser et à atténuer l'anxiété le cas échéant.

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