Six ans pour avoir fait cinq enfants à sa belle-fille

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L'homme de 59 ans, dont nous ne pouvons dévoiler l'identité afin de protéger celle de la victime, a commencé les attouchements alors que sa belle-fille n'avait que 13 ans. L'individu, qui est accompagné de sa conjointe depuis le début du processus judiciaire, a ensuite eu des relations sexuelles complètes avec sa victime. Celle-ci est tombée enceinte une première fois à 17 ans.

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L'individu de Chicoutimi qui a fait cinq enfants à sa belle-fille a pris le chemin du pénitencier pour les six prochaines années. Il a été reconnu coupable d'attouchements sexuels, de voies de fait et d'agressions sexuelles.

Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a confirmé jeudi, au Palais de justice de Chicoutimi, la suggestion commune présentée par Me Claudine Roy (Couronne) et Me Jean-Marc Fradette (défense).

Cette sordide histoire s'est déroulée entre 1993 et 2013. L'homme de 59 ans, dont nous ne pouvons dévoiler l'identité afin de protéger celle de la victime, a commencé les attouchements alors que sa belle-fille n'avait que 13 ans.

L'individu, qui est accompagné de sa conjointe depuis le début du processus judiciaire, a ensuite eu des relations sexuelles complètes avec sa victime. Celle-ci est tombée enceinte une première fois à 17 ans.

À l'âge adulte, la jeune femme a continué d'être agressée sexuellement. La victime aura mis au monde quatre autres bambins durant cette «union».

Les enfants nés de cette relation ont été retirés du milieu et placés en famille d'accueil.

La mère a conservé des droits de visite et souhaite reconstruire sa vie afin de devenir une mère aimante et protégeante.

«Selon les rapports qui m'ont été fournis, on parle d'une relation de couple ambiguë. À certains moments, l'accusé présentait sa conjointe comme étant celle qui partageait sa vie et à d'autres occasions, c'était plutôt la belle-fille. Il avait aussi des relations sexuelles en alternance avec sa conjointe et sa belle-fille», a indiqué le juge lors du prononcé de la sentence.

«On précise aussi que l'accusé est considéré comme une personne limite et immature. En fait, toute cette histoire semble irréelle, comme l'a mentionné Me Fradette», a poursuivi le magistrat.

Dans la sentence, le juge a tenu compte de l'absence d'antécédents judiciaires, du plaidoyer de culpabilité et le fait d'avoir évité à la victime de témoigner.

Le verdict de culpabilité enregistré en février 2016 aura permis à la victime d'éviter de revivre toute cette horreur.

Jeudi matin, Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, a mentionné que la victime était très anxieuse et avait hâte d'entendre la décision du tribunal.

Du côté de la défense, Me Roseline Bouchard-Zee a accueilli la sentence en l'absence de Me Fradette.

«Nous ne sommes pas du tout surpris que le juge ait entériné la suggestion commune. De part et d'autre, après étude du dossier, on trouvait qu'il s'agissait d'une suggestion raisonnable. C'est d'ailleurs ce que le juge a dit. Nous pensons que c'était la peine la plus appropriée.»

Interrogée sur la situation très particulière de cette affaire, Me Bouchard-Zee confirme que ce n'est pas très fréquent.

«C'est une situation surréelle, pour réitérer les mots de Me Fradette et du juge (Lortie). On ne voit pas ça souvent. On se demande comment cela a pu se rendre à ce point-là», ajoute Me Bouchard-Zee.

À la sortie de la salle du tribunal, juste après le prononcé de la sentence, la victime pleurait et la conjointe de l'accusé n'a pu retenir ses larmes.

Quant à la possibilité que des accusations soient éventuellement déposées contre la conjointe de l'accusé, aucune information n'a encore filtré à ce sujet.

Quant à ceux qui s'interrogent sur le fait que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ne soit pas intervenue dans cette affaire, une enquête interne a démontré que le travail avait été fait, mais que personne ne pouvait se douter de la relation particulière entre l'accusé et la victime.

Même l'avocat de la défense, Me Fradette, n'a pas voulu jeter la pierre à la DPJ, estimant qu'il aurait fallu une plainte officielle pour découvrir le pot aux roses. Comme la victime se trouvait sous le joug du beau-père, il devenait difficile de trouver la faille.

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