Sentence d'Yves Martin: les familles demandent l'interdiction de conduire à vie

Yves Martin... (Photo archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Yves Martin

Photo archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les proches des familles des victimes du chauffard Yves Martin demandent au tribunal d'interdire à l'accusé de pouvoir reprendre un jour le volant d'un véhicule à moteur.

Avant qu'il entende les représentations sur sentence, Ariane Tremblay-Viger, soeur de Vanessa, et Danielle Tremblay, mère de Mathieu Perron et grand-mère du petit Patrick, se sont adressées au juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec.

Les deux femmes ont livré des témoignages empreints d'émotion. Ils ont exprimé toute la douleur qu'elles ont vécue depuis le 1er août 2015, le soir du tragique accident du rang Saint-Paul, à Laterrière.

Pendant ce temps, Yves Martin est demeuré assis et a gardé la tête basse, sans broncher.

Désespoir, dépression, fatigue et stress peuvent être retenus de ce que tous les proches des trois victimes peuvent vivre et ressentir depuis maintenant 16 mois et sachant qu'ils ne pourront plus jamais les revoir et leur dire qu'ils les aiment.

« L'homme qui se trouve devant vous a gâché nos vies. Nous ne serons plus jamais les mêmes. Je ne dors plus, je ne mange plus et je n'ai plus la joie de vivre. Nos familles sont traumatisées. Leur départ a créé un grand vide qui ne sera plus jamais rempli », a raconté Mme Tremblay.

« Tous nos espoirs se sont envolés. Nous désirons que vous envoyez un message clair pour que les gens se responsabilisent. Les gens doivent assumer leur responsabilité et lui n'a pas su les prendre. J'espère qu'il ne pourra plus jamais conduire pour le restant de ses jours. Le soir de l'accident, les victimes auraient pu être ses neveux et nièces qui vivent dans le même rang », a noté la mère de Mathieu Perron.

Quant à Ariane Tremblay-Viger, son témoignage n'a pas été facile à rendre, tellement l'émotion a pris le dessus. Elle a remarqué qu'Yves Martin n'avait démontré aucune émotion au lendemain du drame et qu'il n'en a pas montré davantage durant les procédures judiciaires.

« Lorque, j'ai appris la nouvelle, j'ai cru que je vivais un cauchemar et que j'étais pour me réveiller. Mais ce ne fut pas le cas. Ma soeur était toute petite, 5 pieds et 1 pouce, mais elle était fonceuse. Elle était la meilleure infirmière auxiliaire que l'on pouvait avoir. Mathieu était quelqu'un qui était au top de la sécurité, lui qui donnait des cours de RCR, alors que le petit Patrick était un amour de rayon de soleil et un fan des 3 Accords. Nous sommes détruits. Il nous a enlevé notre famille sans que l'on puisse leur dire je t'aime une dernière fois », a mentionné Ariane.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer