9000 fichiers de fillettes prépubères

Rémi Houle pourrait connaître sa sentence le 19... (Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin)

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Rémi Houle pourrait connaître sa sentence le 19 avril. Il a plaidé coupable à de la possession de matériel de pornographie juvénile.

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Le Chicoutimien Rémi Houle sera finalement jugé sur une possession de plus de 9000 fichiers de pornographie juvénile.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a rendu sa décision, mardi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Il considère que les photos de fillettes prépubères (10-11 ans) dites de « modeling », doivent aussi être considérées comme de la pornographie juvénile, même si les enfants portent de très petits sous-vêtements.

Au cours des dernières semaines, le client de Me Jean-Claude Ouellet a subi son procès pour cette accusation criminelle. Après quelques jours de procédures, l'homme de 76 ans a plaidé coupable à la possession de neuf vidéos et de deux photos non équivoques de pornographie juvénile.

Par contre, il contestait les quelque 9360 images de jeunes filles prépubères dans des photos de type « modeling ».

« Les photos montrent des jeunes filles en tenue légère. Les premières images présentent les enfants habillées, mais plus ça avance, plus elles deviennent provocantes. Et à la fin, on finit par voir les fesses et les parties génitales, même si celles-ci sont cachées par un filament de tissu. Ce ne sont pas des photos artistiques. En plus, il s'agit d'un site Internet payant », note le magistrat.

« J'ai visionné une bonne partie des images et les parties ont convenu que ce que j'ai vu représentait l'ensemble des 9360 images trouvées dans l'ordinateur de l'accusé. Les photos de "modeling" sont moins agressantes ou choquantes que les autres photos beaucoup plus explicites, mais cela franchit tout de même la ligne de démarcation entre la lingerie fine et la pornographie juvénile », ajoute le juge Simard.

L'histoire de Rémi Houle, un homme sans antécédent judiciaire, remonte à 2011. L'individu s'est présenté au bureau de la Sûreté du Québec, car quelques mois auparavant, il avait distribué à des jeunes filles des cannettes de boisson énergisante sur lesquelles son nom et son numéro de téléphone étaient inscrits. Les parents des enfants avaient trouvé ça louche.

En rencontre avec un enquêteur de la SQ, Houle avait laissé voir qu'il possédait des images de pornographie juvénile dans son ordinateur. Les policiers avaient effectué une perquisition et avaient saisi son ordinateur.

Un rapport présentenciel, avec un volet sexologique, sera réalisé par le service de probation. Me Sébastien Vallée, de la Couronne, et Me Ouellet effectueront leur représentation sur sentence le 19 avril. L'accusé s'expose à une peine minimale de 45 jours.

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