Le prédateur sexuel Jean-Louis Savard remis en liberté

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Jean-Louis Savard, reprend sa liberté en attendant que son dossier soit entendu devant la Cour suprême du Canada.

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Le prédateur sexuel de Saint-David de Falardeau, Jean-Louis Savard, reprend sa liberté en attendant que son dossier soit entendu devant la Cour suprême du Canada.

La juge Dominique Bélanger, de la Cour d'appel du Québec, a fait parvenir sa décision, dans un document de six pages, à Me Sébastien Vallée, de la Couronne, et à Me Christian Maltais, en défense, trois jours après avoir entendu les plaidoyers des deux procureurs.

L'homme de 69 ans a écopé d'une sentence de six ans de pénitencier le 10 juin 2015. Il avait été remis en liberté en attendant les procédures en appel et a repris le chemin du pénitencier en février 2016, lorsque ce tribunal a entériné la décision du juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec.

Jean-Louis Savard a été reconnu coupable de grossière indécence et d'attentats à la pudeur sur cinq neveux et nièces pour des événements survenus dans les années 60 et 70 à la résidence familiale du rang 2 à Falardeau. 

Comme le dossier de Savard sera entendu le 31 mars devant le plus haut tribunal du pays à Ottawa, il a pu s'adresser à la Cour d'appel du Québec pour sortir du centre de détention fédéral.

Dans sa décision, la juge Bélanger retient que l'accusé a toujours été un actif pour la société durant sa vie adulte et elle reconnaît que le sexagénaire s'est comporté correctement durant sa première remise en liberté, entre juin 2015 et février 2016. 

« Il est vrai que le requérant a été trouvé coupable d'un crime odieux. Mais un public bien informé, dans les circonstances particulières de cette affaire, considérerait que si le requérant a un moyen qui n'est pas frivole à faire valoir en Cour suprême, il devait bénéficier d'une liberté provisoire », écrit la juge Bélanger.

Elle interdit tout de même à l'individu d'avoir des contacts avec ses victimes, de demander un passeport et lui ordonne de bien se comporter dans l'attente des procédures.

Me Maltais s'est réjoui de la décision, surtout que c'est la deuxième fois qu'il obtient la remise en liberté de son client.

Pour sa part, Me Vallée précise que la situation ne signifie pas que la décision pourrait être renversée et qu'il faut attendre que le plus haut tribunal du pays en vienne à clore le dossier.

La juge a aussi indiqué que la dissidence de l'un de ses collègues de la Cour d'appel du Québec n'est pas futile. L'accusé prétend que le juge Michel Boudreault, en première instance, n'a pas accordé toute la crédibilité nécessaire aux témoignages de Jean-Louis Savard et de ses témoins.

De plus, la juge Bélanger ne craint pas que l'accusé refuse de se rapporter aux autorités carcérales advenant que la Cour suprême du Canada maintienne le verdict de culpabilité et la sentence.

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