Procès d'Yves Martin: «Mon frère est alcoolique»

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Yves Martin

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«Oui mon frère est alcoolique, il a un problème d'alcool et a une dépendance à l'alcool.»

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Émilie Martin, la soeur de l'accusé, dit avoir appris par le lieutenant André Gagné que son frère avait été impliqué dans un accident faisant des morts.

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Émilie Martin, la soeur d'Yves Martin (qui témoignera vendredi), a été bombardée de questions de la part de Me Michaël Bourget, procureur de la Couronne, en lien avec la consommation d'alcool de l'accusé.

La cadette de la famille Martin a raconté la journée du 1er août 2015, alors qu'en compagnie de sa fille et de ses parents, elle a donné un coup de main à son frère pour aménager sa résidence.

Si la première portion de l'interrogatoire principal a été relativement calme avec les questions de Me Jean-Marc Fradette, avocat en défense, la partie est devenue plus sensible en contre-interrogatoire.

Mme Martin a dû confirmer les problèmes de consommation de son frère.

«Il est vrai que j'ai offert (enquête de remise en liberté) à deux reprises que mon frère suive une thérapie fermée de six mois. C'était pour le problème d'alcool, mais aussi pour trouver le malaise qui l'amenait à consommer.»

«Yves a déjà fait une thérapie à l'âge de 20 ans. Il avait été sobre durant 10 mois. Je ne peux pas dire que ça n'a pas marché, car une rechute était possible. À cette époque, il était au pic de sa consommation d'alcool. Il était impulsif et l'alcool faisait partie de son quotidien. Mais cela ne l'a jamais empêché d'aller travailler chaque matin», indique Mme Martin.

La témoin de la défense dit avoir rarement vu son frère en état d'ébriété. Elle avoue qu'ils avaient l'habitude de partager leur dîner et qu'il ne consommait pas durant ce moment.

«Je sais qu'il prenait de la bière en soirée, mais je ne peux pas dire si c'était chaque soir», dit-elle.

Quant au déroulement de la journée, Émilie Martin confirme que son frère n'a consommé aucun alcool entre 10h et 15h.

Elle n'a pas eu de nouvelles de son frère de la soirée. Ce n'est que le dimanche matin en voyant la une du Progrès-Dimanche (elle a dit Le Quotidien) qu'elle a cru remarquer le camion de son frère.

«J'ai entendu les sirènes de police dans la soirée, mais je n'ai pas fait le lien. C'est en voyant Le Quotidien que j'ai remarqué le camion. Je suis allé chez Yves, mais il n'était pas là. Comme je suis une travailleuse sociale, j'ai pu vérifier s'il avait été admis à l'hôpital et on m'a dit oui. J'ai su qu'il avait eu son congé vers 4 h du matin, mais on ne savait pas où il était.»

«J'ai communiqué au 911 et j'ai été transféré au quartier général de la police. C'est là que j'ai été informé qu'il avait été impliqué dans un accident et qu'il y avait des morts», a ajouté Émilie Martin.

Celle-ci dit n'avoir jamais été rencontrée par l'enquêteuse au dossier Katie Cantin pour donner sa version.

François Gonthier est un ami de longue date... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 4.0

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François Gonthier est un ami de longue date d'Yves Martin.

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Cinq bières en 3 heures 30

(Julien Renaud) - Yves Martin a consommé cinq bières entre 15 h 45 et 19 h 15 le jour de la tragédie, selon son ami François Gonthier, entendu jeudi.

Deuxième témoin de la défense appelé à la barre, François Gonthier est venu relater son après-midi avec l'accusé. «Yves est un ami de longue date, depuis 25 ans», a-t-il affirmé, d'entrée de jeu.

«J'ai vu Yves dans l'après-midi. Je me suis présenté chez lui vers 15 h 45. Quand je suis arrivé, il prenait une petite bière Bud Light en canette. Il était de bonne humeur. Il m'a offert une bière et on a discuté. On a pris quatre bières ensemble. Il en a donc bu cinq», a rapporté le résidant du rang Saint-Paul, qui s'est dit très anxieux à l'idée de témoigner.

«J'ai vu Yves Martin en état d'ébriété souvent. Comme tout le monde, il parle différemment et marche croche un peu. Ce soir-là, quand je suis parti, il n'était pas dans cet état», a ajouté François Gonthier.

En contre-interrogatoire, Me Bourget a demandé au témoin pourquoi il n'avait pas partagé sa version des faits avant ce témoignage. «Est-ce possible que vous ayez dit à l'enquêteuse que vous ne vouliez pas collaborer ni pour aider ni pour nuire», a demandé le procureur de la Couronne. «C'est possible», a répondu le témoin. «Vous ne vous sentez pas ''cheap'' d'avoir rien dit avant aujourd'hui?», a ajouté Me Bourget, semant l'ire de Me Jean-Marc Fradette.

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