Au chevet de son enfant à l'hôpital, son procès pour fraude est reporté

Palais de justice de Chicoutimi... (Archives Le Quotidien)

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Palais de justice de Chicoutimi

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Les victimes du fraudeur Jonathan Bergeron et de sa présumée complice, Sylvie Petitpas, devront attendre encore quelques semaines avant de connaître le dénouement dans cette affaire criminelle.

Le duo Bergeron-Petitpas est accusé d'avoir fraudé 60 000$ à un couple de nonagénaires de Chicoutimi entre mars et septembre 2015.

Le procès de Mme Petitpas devait se tenir vendredi matin, mais a dû être reporté en raison de l'absence de la cliente de Me Jean-Roger Brodeur. La dame se trouvait à l'urgence de l'hôpital de Jonquière avec son enfant et ne pouvait être présente au Palais de justice de Chicoutimi.

Une situation qui ne faisait guère l'affaire des parties étant donné que le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, s'apprêtait à entendre les 17 témoins convoqués par Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

À leur entrée dans la salle du tribunal, Me Brodeur a exhibé un papier de l'hôpital pour justifier l'absence de sa cliente. Un doute s'est installé dans l'esprit de certaines personnes amenant l'enquêteur au dossier, Charles Parent, à faire des vérifications.

«J'ai communiqué avec l'hôpital de Chicoutimi et les responsables disent n'avoir eu aucune admission d'un enfant dans la soirée de jeudi ou de la matinée de vendredi», a précisé l'enquêteur de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

L'avocat de l'accusée a laissé voir que l'enfant avait été plutôt admis à l'hôpital de Jonquière. Vérifications faites, il a été confirmé que la dame s'y trouvait et devait demeurer au chevet de son enfant.

Le dossier a été reporté en janvier. Il est possible que les parties puissent réduire le nombre de témoins à faire entendre. Des discussions ont lieu entre la Couronne et la défense.

Jonathan Bergeron, qui effectuait de menus travaux au domicile des personnes âgées, était parvenu à obtenir leur confiance pour mettre la main sur les numéros d'identification personnelle (NIP) des cartes de crédit et de débit. Il a profité de l'occasion pour piger à même les comptes bancaires une forte somme d'argent. Bergeron, 32 ans, leur a aussi volé des bijoux et vendu le véhicule des victimes. L'individu a plaidé coupable récemment et doit recevoir sa sentence en janvier.

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