Une vidéo du policier Lajoie contestée

Le policier Philippe Lajoie tente de faire exclure... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le policier Philippe Lajoie tente de faire exclure la vidéo incriminante sur l'intervention qu'il a menée à l'UQAC.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le policier Philippe Lajoie conteste l'admissibilité d'une vidéo tournée sur le stationnement de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) lors d'une arrestation considérée comme abusive.

L'agent de la Sécurité publique de Saguenay est accusé de voies de fait sur un individu en lien avec un événement survenu le 6 novembre 2015.

M. Lajoie a procédé à l'arrestation d'un automobiliste à la suite d'une demande du service de l'UQAC. Le suspect était dans un état d'ébriété très avancé et était derrière le volant de son véhicule, stationné, mais en marche au moment de l'intervention.

Des caméras vidéo du bâtiment principal et du pavillon de la santé ont capté l'arrestation. La Couronne tente de démontrer que le policier a usé d'une force plus que nécessaire pour maîtriser le suspect et le projeter au sol.

La première journée du procès aura servi à Me Mathieu Rochette (Couronne) et Me Dominic Bouchard (défense) de discuter, dans le cadre d'un voir-dire, de l'admissibilité de la vidéo incriminante devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec.

Quelques jours après l'événement, le responsable de la sécurité à l'UQAC, Réjean Chatigny, a communiqué avec le capitaine Marc Sénéchal pour lui faire part d'une arrestation qualifiée de discutable.

En visionnant la vidéo, le capitaine à l'administration et aux normes professionnelles a remarqué que le policier Lajoie semble avoir frappé d'un coup de poing la victime, qui n'a pas porté plainte et avoué n'avoir aucun souvenir de cette nuit.

Me Bouchard veut savoir si la vidéo a été altérée. Il cherche à comprendre pourquoi le capitaine Sénéchal n'a pas demandé de déclaration de l'agent de sécurité Chatigny, celui qui a porté plainte.

«Je n'ai pas jugé pertinent de le faire, car il ne faisait que me remettre une vidéo d'une situation qu'il avait vue. Il n'a pas été témoin de l'arrestation. On m'a allégué un geste abusif et mon travail était de valider le tout», a répondu M. Sénéchal.

Le criminaliste s'est interrogé sur le fait que les deux gardiens, qui ont vu la scène en direct, n'ont pas fait allusion à l'usage d'une force excessive dans leur déclaration.

«Lorsque j'ai vu la vidéo, je l'ai montrée à mes supérieures. Ils m'ont suggéré de parler à la procureure aux affaires policières à Québec, Me Julie Drolet. Celle-ci m'a mandaté pour mener une enquête. Et j'ai soumis le tout au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ce qui a mené aux accusations criminelles», a repris M. Sénéchal.

À la toute fin du contre-interrogatoire, Me Bouchard a demandé au capitaine s'il était régulier de remettre des déclarations de témoins et une vidéo des événements la veille du procès.

«Pour les déclarations, je n'étais pas au courant que des témoins en avaient préparé. Pour la vidéo, je trouve normal de la remettre la veille du procès étant donné que ce sont les mêmes images que l'on retrouve sur l'autre DVD. C'est uniquement la façon de l'enregistrer qui diffère», a -t-il répondu.

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