Stéphane Girard devra subir son procès

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Stéphane Girard

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Stéphane Girard, 43 ans, de Saguenay, accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort de son ami qu'il remorquait en motoneige, devra subir son procès jusqu'au bout.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a rejeté la requête de Me Dominic Bouchard, en défense, demandant un arrêt des procédures en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Le criminaliste voulait l'exclusion des motifs d'arrestation et toute la preuve obtenue contre son client, ce qui aurait pu mener à son acquittement.

En raison de la décision du tribunal, les parties se retrouveront en janvier 2017 pour la conclusion du procès.

L'histoire remonte au 27 mars 2015. Girard et son ami Michel « Gazelle » Gagnon se baladent en motoneige, lorsque la machine de la victime tombe en panne sur un sentier de Lac-Kénogami.

Girard décide d'aider son ami en accrochant une corde aux deux motoneiges. À une intersection, Stéphane Girard a pris facilement le virage, mais son ami, pour une raison inconnue, n'a pas suivi. Il a terminé sa route contre un panneau de signalisation. Sa mort a été constatée un peu plus tard.

Les premiers policiers de Saguenay sont arrivés sur les lieux vers 20 h 5. Rapidement, un des agents a remarqué l'odeur d'alcool chez Stéphane Girard, mais ne l'a mis en état d'arrestation qu'à 20 h 45, et ce, même s'il a eu des motifs raisonnables de le faire beaucoup plus tôt.

Le juge Guimond n'a rien à reprocher aux policiers de Saguenay dans cette affaire.

« Les policiers ont agi correctement dans les circonstances. Ils avaient une victime et devaient tenter de lui sauver la vie. Ils étaient dans un secteur isolé. De plus, les agents n'ont pas profité des minutes entre l'obtention des motifs et l'arrestation pour soutirer des commentaires de l'accusé. Les délais n'ont eu aucune incidence, car aucun aveu n'a été fait », a indiqué le juge Guimond.

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