Deux ans de prison pour avoir « déshabillé » sa maison saisie

Gilles Poitras avait pris soin d'amener son sac... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Gilles Poitras avait pris soin d'amener son sac de vêtements. Il lui sera utile pour son séjour en prison.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le Saguenéen Gilles Poitras a pris le chemin de la prison pour une période de deux ans moins un jour pour vol de fenêtres et de portes sur une maison et de méfait d'une valeur de plus de 55 000 $.

L'individu de 61 ans a reçu sa sentence, mardi matin, au Palais de justice, de Chicoutimi, alors que le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a tranché du côté du ministère public.

Entre le 1er juillet et le 1er décembre 2011, Poitras a été vu à son ancienne résidence en train de partir avec les fenêtres et les portes. Le hic, c'est qu'elle avait été mise en vente par la Caisse Desjardins pour défaut de paiement.

En mars dernier, l'individu a plaidé coupable aux accusations de vols et de méfaits, ainsi que de présence illégale dans deux maisons pour commettre une entrave à la justice, de tentative d'entrave à la justice et de manquement à des engagements.

Gilles Poitras et sa conjointe de l'époque avaient reçu un prêt hypothécaire de l'institution financière pour l'achat d'une résidence. Un peu plus tard, le couple s'est séparé et Poitras a vendu sa part à la dame en 2008. Un an plus tard, l'ex-conjointe a fait faillite et Poitras s'est entendu avec la Caisse pour reprendre la maison et effectuer les paiements.

En 2010, en raison du défaut de paiements, les dirigeants de la Caisse ont voulu expulser l'accusé de la maison. La Caisse l'a mise en vente en 2011 pour une valeur de 86 000 $.

Mais Poitras ne l'a pas entendu ainsi. Il a nui aux tentatives de vente et il a été vu en train de voler les fenêtres et les portes de la maison, diminuant la valeur de celle-ci de 56 000 $.

La Couronne et la défense s'étaient entendues pour une peine de deux ans moins un jour, mais étaient en désaccord sur la façon de purger la sentence.

Le juge Lortie a retenu que Gilles Poitras a déjà été condamné pour avoir tenu une maison de débauche, de proxénétisme, d'agressions sexuelles et d'agressions armées. Il a déjà été condamné à 15 mois d'emprisonnement.

Cette fois-ci, lorsqu'il sortira de prison au terme de la sentence de deux ans moins un jour, il se trouvera sous probation pour une période de 24 mois.

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